LA FOI
Heureux celui dont l'âme, à ses destins soumise, Attend patiemment la justice promise
Après les terrestres combats, Couve des dogmes saints la féconde pensée Et, par la charité sans relâche embrasée.
Se résigne aux maux d'ici-bas.
Heureux cet homme ! Au sein des communes disgrâces Il lève, confiant dans les divines grâces,
Un front à souffrir résigné ; Loin des convulsions où le monde s'agite, Il vit agenouillé dans le paisible gîte
Où loin du tumulte il est né.