‹ Œuvres inédites de F. LamennaisChapitre 101 sur 180 · A M. Dessoliaire · texte numérisé non relu

A M. Dessoliaire

Paris, 29 avril 1846.

Vous devez, mon cher monsieur Dessoliaire, avoir déjà reçu par la poste les quatre volumes que vous m'avez demandés. Je n'entends pas qu'ils entrent dans nos comptes, et je vous prie de les accepter. Sur l'exemplaire d'ihie Voix de prison, j'ai mis quelques mots pour X. Dites-lui beaucoup de choses affectueuses de ma part, ainsi qu'à tous nos autres amis dont vous me parlez. Si les hommes animés de mêmes sentiments qu'eux étaient partout aussi nombreux seulement qu'à Neuvy, la terre changerait de face. Mais le Temps est le premier ministre de laProvidence. Tout commence par un, et peu à peu la vérité se répandant, la transformation voulue

de Dieu s'opère, et ses desseins s'accomplissent dans riliimanité.

Je suis toujours aussi souffrant et aussi faible quo vous m'avez vu. .raurais besoin de repos pour me remettre, et je n'en puis trouver. Les devoirs s'enchaînent aux devoirs, les occupations aux occupations, et la vie se passe de la sorte. C'est ici le lieu du travail. Accomplir sa tâche jusqu'au bout le moins mal possible, voilà tout ce qui importe. — A vous bien airectucuscment.

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