‹ Œuvres inédites de F. LamennaisChapitre 115 sur 180 · Au 7nême · texte numérisé non relu

Au 7nême

Paris, le 6 mai 1848.

Deux mots seulement, mon cher monsieur Dessoliaire, je n'ai pas un moment à moi et mes forces sont presque épuisées. Dieu a fait justice; il nous a ouvert les voies d'un meilleur avenir, à nous d'y marcher, à nous de semer dans ce champ fécond la bonne semence qui produira la moisson désirée. Préparez-vous aux élections, tout le monde y votera; quel'on s'entende pour ne nommer que des hommes voulant le bien, des hommes d'honneur et de probité, attachés de cœur à la république qui seule peut nous sauver. Ils auront tout, s'ils ont cela. Défiez-vous des habiles, des intrigants de toute sorte, de tous ceux qui déjà ont pris part aux affaires : il n'y en a guère qui ne soient plus ou moins corrompus. Mille choses affectueuses à tous nos amis.

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