‹ Œuvres inédites de F. LamennaisChapitre 126 sur 180 · A mndfunn Drssolinirc · texte numérisé non relu

A mndfunn Drssolinirc

Paris, 4 janvier 1849.

Chère madame Dessoliaire, je suis vivement touclu'; des sentiments affectueux que vous me témoignez, et je vous prie de croire de votre côté à ceux que je ne cesserai d'avoir pour vous et pour tous les vôtres. Puisse cette nouvelle année, moins triste dans son cours que dans ses commencements, ôtre pour vous, pour votre mari, pour vos chers petits enfants, une année de bénédiction! Elle le sera pour chacun de nous, quoi qu'il arrive, si nous voulons ce que Dieu veut, car il veut toujours ce qu'il y a de meilleur. Croyons-le fortement et nous aurons la paix, la paix de l'âme qui surpasse tous les autres biens.

A vous maintenant aussi quelques mots, mon cher Dessoliaire. Et d'abord, j'oubliai, dans ma dernière lettre, de vous prier de remercier de ma part M. Rozier de celle qu'il m'a écrite. Veuillez réparer cet oubli que j'ai beaucoup regretté, et qui vient de la htlte avec laquelle, pressé de différentes affaires, je vous répondis ce jour-là.

Les persécutions que vous éprouvez s'exercent partout de la môme manière en cemoment de triomphe pour la réaction. Maîtresse du pouvoir, elle prépare, sans même s'en cacher, une restauration désormais presque inévitable, mais qui serait de peu de durée. Bonaparte ne rêve que l'Empire, et ses propres ennemis auxquels il s'est livré l'y poussent de toutes leurs forces, afin que ce soit lui, et non pas eux, qui renverse la république, et que, renversé lui-même immédialement après, les autres ne soient plus embarrassés de ses prétentions

Que

Dieu soit en aide à la France dévorée au dedans par tous ceux qui veulent de nouveau s'engraisser de sa substance, et menacée au dehors par une nouvelle coalition ! Gardons-nous cependant de désespérer de son avenir. Après de mauvais jours, ses vrais enfants, éclairés enfin et se levant tous ensemble, la sauveront par leur énergie. — Votre bien dévoué.

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