Au ménie
Paris, le 16 avril 1849.
N'ayant point VU M. Elle depuis quelque temps, je le crois
parti pour l'inspection qu'il devait faire dans les départements. Vous n'en recevrez pas moins, mon cher Dessoliaire, les quatre exemplaires des Évangiles que vous me demandez; mais j'attendrai pour vous les envoyer que l'édition nouvelle des Paroles d'un Croyant ait paru, ce qui ne tardera pas. Aux exemplaires que je vous destine je joindrai les quatre autres volumes, afm d'économiser les frais, et j'adresserai le tout à Patureau, suivant votre indication. Ce dernier m'a écrit, il y a peu de jours. Il est avec raison très-occupé des élections. Je lui recommande surtout l'union. Si les républicains se divisent, s'ils ne s'entendent pas pour porter unanimement les mêmes candidats, ils seront vaincus par la réaction et ne pourront s'en prendre qu'à eux-mêmes. Il paraît que quelques-uns ont des préventions contre MM. Rollinat et Fleury. Ils ont tort, et à la Montagne nous les regardons comme des nôtres. On peut avoir des principes solides sans faire beaucoup de bruit. Bien à vous de cœur.