A Vahbé
Le 5 novembre 1827.
J'ai reçu, mon cher ami, votre billet de Rennes du mardi. Il n'exige pas de réponse. Voilà une lettre d'un prêtre de Carpentras, à qui vous m'obligerez de répondre deux mots, après avoir concerté avec M. Waille ou M. Devaux le moyen de lui procurer ce qu'il demande. J'avais déjà répondu à la première lettre de Laurentie, de manière que tout est d'accord.
Je vous remets aussi une lettre pour M. Laborie; lisez-la; puis, si vous la trouvez bien, fermez-la, et faites-en, vous et monsieur votre frère, l'usage que vous jugerez à propos. Je croirais bon qu'elle fût remise par monsieur votre frère, et que vous l'accompagnassiez, attendu que M. Laborie vous connaît déjà.
Marion vint coucher ici le jour même de votre départ. Il ne se consolait point de n'être pas venu la veille, et il m'a fait promettre de vous le mander, en me chargeant d'un million d'amitiés pour vous.
Donnez-moi des nouvelles de l'abbé Doney. Je serai bien aise desavoir aussi, autant que cela peut s'écrire, le résultat de vos entretiens avec notre paresseux (1). Je prends mal mon temps cependant pour lui donner ce nom, car il vient de m'écrire, et je vous quitte pour lui répondre. Pensez à moi, priez pour moi, j'en al besoin, et aimez-moi un peu, si cela vous est possible. Je suis bien tendrement tout à vous.
Je viens de relire votre article dans le Mémorial ; j'en suis enchanté. 3facie ani})io.
(\) L'a1)l)édo Salinis.
(KL'VllKS INÉDITHS DK I.AMKNN.MS 50
Je ne sais plu- (lucl est le numéro de votre maison, veuillez me le dire.