‹ Œuvres inédites de F. LamennaisChapitre 31 sur 180 · Au nvUne · texte numérisé non relu

Au nvUne

Le 24 oclobie 1827.

Je reçois, mon ami, ta lettre du 11». Le jugement est bien pis que je ne pensais. Je ne puis faire aucune édition nouvelle de mon hnitation avec les notes. Je les avais fait traduire en latin, et on allait les imprimer. Ce sont 300 fr. jetés par la fenôtre. On allait aussi commencer une édition in-32 de ma traduction. L'in-i8 contenant, à mon grand regret, ces malheureuses notes, me voilà obligé d'en faire d'autres, parce qu'on ne voudrait pas désormais du texte seul. Il faut que j'arrange aussi une nouvelle Journée du Chrétien. Tout cela me prendra quatre ou cinq mois, pendant lesquels mes autres travaux seront abandonnés, de sorte que je n'en vois plus le terme, et je suis fort tenté de renoncer à tout. On se lasse d'être enclume, et puis je ne me sens presque plus de forces. C'eût été pour moi un grand bonheur que de finir comme j'en ai été si près.

Je n'ai pas besoin de te recommander le règlement des comptes; je sais d'avance que tu feras comme pour toi-même, mais le passé me fait craindre de nombreuses difficultés. Tu ne diras rien à M. Bolin des arrangements dont je t'ai parlé, jusqu'à ce que M. Devaux s'en soit entendu avec lui. Tout à toi bien tendrement.

F. itK La Mknnai^.

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