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Le 26 novembre 1827.
Je VOUS ai, mon cher ami, écrit quelques mots de Dinan. Je revins ici le lendemain, et le surlendemain m'arriva le Père Combalot. Il a passé ici deux jours francs. Nous avons beaucoup causé de nos affaires. Ses idées sont parfaitement conformes aux nôtres; mais il voudrait aller plus directement à l'exécution. Il va s'occuper de trouver les ressources nécessaires pour cela. J'espère que Dieu bénira cette œuvre
ŒUVRES INÉDITES DE LAMENNAIS fil
cntrepriso uniquement pour sa gloire. Je nui pas encore reçu le Mémorial, apparemment qu'il m'arrivera demain.
Il n'est pas nécessaire de répondre à M. Espallac. Expliquez seulement à l'abbé de Salinis pourqucji il uc l'a [)'d> revu.
Voilà une lettre pour M. Devaux, que je vous prie de lire avant de la lui remettre, afin de lui rappeler à l'occasion les divers objets dont je l'entretiens. Dites-lui que je trouve que sa maison mot beaucoup de négligence à terminer ^es arrangements avec moi, et généralement dans tout ce qui me concerne.
L'abbé Rohrbacher m'a envoyé de Rennes quelques articles adressés par M. Vuarin au Mémorial. Je vous les renverrai par l'occasion la plus prochaine. Il y en a plusieurs de curieux et dont on pourrait tirer parti. Je connais l'auteur ; c'est un jeune homme instruit et laborieux, qui est rentré, ainsi que son père, dans la religion catholique. Il serait bon d'écrire à M. Vuarin pour lui dire exactement quels sont les avantages que M. Voulaire pourrait retirer de son travail. Je vais écrire de mon côté pour l'aire quelques observations sur la manière dont ces articles sont rédigés. En général, ils sont trop longs, et les citations ne sont pas assez mêlées avec les réflexions, très-peu nombreuses d'ailleurs, que Tauteur y a jointes.
Ci-joint quelques nouvelles réflexions. Mon voyage et les visites ont un peu retardé mon travail.
Il est difficile qu'avec les élections, telles qu'elles s'annoncent, il ne survienne pas d'assez grands changements dans la politique. Les esprits sont fort échaufl^és partout. Vous avez eu à Paris des scènes sanglantes. Ce ne seront pas les dernières. Une crise violente est inévitable. On peut la retarder, je crois, mais on n'y échappera pas. Mille tendresses
à tous nos amis. Tâchez d'avoir de Mahony quelque cliose pour le Mémorial, Je vous embrasse de tout mon cœur.