‹ Œuvres inédites de F. LamennaisChapitre 48 sur 180 · FabbéX · texte numérisé non relu

FabbéX

Paris, 8 septembre 1831.

Vous avez dû recevoir une lettre de moi que je vous ai adressée à Dinan. J'en ai reçu hier une de mon frère, qui m'en annonce une autre de vous, laquelle ne m'est pas encore parvenue. Les arrangements que vous avez pris ensemble me paraissent être les seuls qu'on puisse prendre en ce moment. Nous logerons définitivement rue de Vaugirard, chez madame Martin. Nous n'avons pu amener la propriétaire des Feuillantines à des conditions raisonnables. Je n'ai l'ait qu'un bail d'un an rue de Vaugirard, dans l'espoir de trouver mieux dans le courant de l'année.

Je désirerais que vous pussiez nous envoyer votre article

sur la Constitution do Uerne. N'oubliez pas non plus Téclaircissement demande par le professeur de Gand.

Dites, je vous prie, à M. Rohrbacher qu'il peut emporter à Malestroit les livres dont il me parle dans sa lettre, mais de vous en laisser la note, à laquelle il joindra Plank, les deux volumes de Constitutions des Jésuites et les volumes de Schroëck qu'il a déjà à Malestroit, aûn que le tout revienne

la Chênaie.

Rappelez à mon frère les deux volumes de la Biographie qui nous manquent, et faites revenir de Saint-Meen le volume emporté par M. Fontaine de la collection espagnole.

M. Férand est arrivé de Montm... Nous sommes trèscontents de lui. Quant à M. de Gourg... il est de retour ici. On lui a donné le conseil à la Meilleraye de prendre un ou deux ans pour s'examiner avant de se décider à aucun parti. Il compte, en attendant, rester à Juilly.

Nous attendons bientôt Lacordaire qui devra être ici pour son procès, quoi qu'il y ait apparence que les Pairs ne prononceront le 15 que sur leur compétence, et que le jugement du fond sera renvoyé peut-être indéfiniment.

Nous vous embrassons tous bien tendrement. Mille choses alfectueuses à ce qui vous entoure.

Vous recevrez peut-être un paquet de linge envoyé de Saint-Pol, à l'adresse d'Élie. Ce linge, s'il vient, est destiné pour ici. — Trouverons-nous en Bretagne quelques objets de chapelle? — J'ai vu Tarchevêque qui m'a très-bien reçu.

2U.^ ArabbéJean.

Paris, 26 septembre 1831.

Les difficultés vont croissant du côté des évêchés. Il faut prendre patience. Il n'en sera pas toujours ainsi. Nous gagnons tous les jours du terrain en dehors de ces centres du gallicanisme et de l'absolutisme.

Au reste tout se dissout ; il n*y a de force et de \ie nulle part, et nous sommes à la veille d'événements graves. Quels qu'ils soient, plut tôt ou plus tard, ils tourneront au profit de la liberté. Je t'embrasse tendrement.

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