yl raMèX
Munich, le 18 août 1832.
Mon cher ami, on ne peut s'entendre sur rien à la distance où nous sommes les uns des autres ; c'est pourquoi je ne répondrai pas à votre lettre du premier août. J'en reçois en ce moment une de M. de Goux qui me mande que je peux sans inconvénient rentrer en France. Au lieu donc de prendre la route beaucoup plus longue de laBelgique, nous nous rendrons à Paris par Strasbourg. Notre projet est de partir le 30, et par conséquent nous arriverons à Paris vers le 8 septembre. Je vous prie de faire en sorte d'y être pour la même époque, car il sera important de nous concerter le plus tôt possible tous ensemble; je dis tous, moins cependant le pauvre Lacordaire qui s'est enfla décidément séparé de nous. Il y a longtemps que je m'y attendais, ainsi je n'ai pas été surpris, mais peiné à cause de lui.
Notre séjour ici aura été extrêmement utile; nous y avons trouvé de vrais et sûrs amis. A. trois semaines les détails. Montalembert vous dit mille choses affectueuses. Je vous embrasse de tout mon cœur ainsi que notre cher Élie.