‹ Œuvres inédites de F. LamennaisChapitre 92 sur 180 · A iM. Dcssoliairc · texte numérisé non relu

A iM. Dcssoliairc

Paris, 7 novembre 1844.

Je suis très-touché, mon cher monsieur Dessoliaire (2), de tout ce que vous me dites, car la pensée que j'ai pu être utile

(1) Nièce de mademoiselle de Tréméreuc.

(2) Jean Dessoliaire, de Neiivy-Sainl-Sépulchre (Indre^; Inilleur de Lamennais, propagateur ardent de ses doctrines, cœur d'or, esprit gaulois, plein de \cv\c et d'originalité. Il s'est empressé de nous remettre la correspondance de Lamennais, correspondance précieuse à plus d'un titre et surtout en ce qu'elle nous montre Lamennais dans ses rapports intimes avec le peuple.

ŒUVRES INÉDITES DE LAMENNAIS Ifi-'^

à quelques-uns (lu mes frères, leur adoucir les maux de cette vie, les introduire dans la voie qui conduit l'homme au but que Dieu lui a marqué, est, sans aucune comparaison, la plus douce récompense que je puisse recueillir de mes travaux. Je vous envoie le petit livre que vous me demandez, et j'y en joins un autre que j'ai fait en prison. Vous devrez les recevoir par la poste en môme temps que cette lettre. Quant à mes autres ouvrages, ne regrettez point de ne pas les avoir. Ils traitent de sujets qui, pour être entendus, exigent d'assez longues études préalables, et dont vous tireriez peu de profit.

Je ne veux pas que vous quittiez votre famille et fassiez de la dépense pour me venir voir. Être unis de cœur, c'est tout, en attendant l'union finale qui doit un jour s'accomplir dans un meilleur monde.

Croyez, mon cher monsieur Dessoliairc, à mon dévouement le plus affectueux.

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