‹ Œuvres inédites (volume 2)Chapitre 103 sur 134 · ACTE I, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII

VERMEILLE

Ma mère , vous n'êtes pas fée pour rien ; si vous savez tout , vous vous doutez qu'il sera bientôt de la famille.

LA FÉE

Je t'entends , ma Vermeille ! qu'il reste donc, et qu'il m'écoute aussi j il sera sûrement question de lui. Je vous ai déjà dit que je n'étais pas bien puissante. Vous le voyez , je n'ai pu l'ésister aux années ; et quand une femme est vieille , soyez siires qu'elle n'a pu faire autrement. J'ai le pouvoir cependant d'accomplir le souhait que chacune de vous deux fera : demandezmoi ce que vous désirez le plus au monde , vous l'obtiendrez ^ mais prenez garde de bien choisir j songez que le bonheur ou le malheur de la vie dépend toujours du premier choix que l'on a fait.

l6o BLAJNCHE LT VERMEILLE ,

VERMEILLE

Grâce à Lubin , je serai bientôt décidée.

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