‹ Œuvres inédites (volume 2)Chapitre 110 sur 134 · ROMANCE · texte numérisé non relu

ROMANCE

J'aimais une jeune bergère , L'amour faisait tout mon bonheur; Je croyais posséder le cœur De celle qui m'était si chère.

Mais, hélas ! malgré son serme'at , Elle trahit mon espérance; Et j'aime mieux pleurer son inconstance Que d'être heureux ou l'oubliant.

J'étais encore enfant comme elle Quand l'amour fit naître mes feux ; Mon cœur, pour en être amoureux , N'attendit pas qu'elle fût belle.

Mais, hélas! pour un autre amant Elle trahit mou espérance ; Et j'aime mieux pleurer son inconstance Que d'être heureux en l'oubliant.

LE PRINCE

Vous m'attendrissez j je vous plains de toute mon âme : mais comment puis-je vous être utile ? Je suis assez puissant pour vous combler de biens,

Page 1