‹ Œuvres inédites (volume 2)Chapitre 2 sur 134 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

faiice : il m'a toujours inspiré un sentiment de prédilection. Dans des temps orageux il m'a procuré de doux momens et l'oubli de mes dangers. Enfin, je lui dois une éternelle reconnaissance 5 il a déter-miné ma vocation pour la carrière dramatique (*).

{*) En 1790 , j'étais à Paris , dans un grenier , sous un nom supposé, et sur le point de payer de ma vie le crime capital d'avoir cédé à l'autorité paternelle en quittant la France , à l'âge de dix-sept ans , pour aller en pays étranger. Seul , à cent lieues de ma famille , l'esprit frappé des assassinats juridiques qui, chaque jour, ensanglantaient Paris, je m'attendais à tout moment à subir ma peine. Tous les soirs, après avoir vu passer des charretées de victimes dont

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