ACTE I, SCÈNE Vf
LrBIN'.
Oui , comme on l'est à un maître.
Êtes-vous mariée , mademoiselle Lisette?
LISETTE
Non.
LUBIX.
Ah , tant mieux !
Pourquoi tant mieux?
LUBt\.
Vous savez bien que les questions m'e mbarrassent.
LISETTE, On m'a dit que votre maître était un homme fort aimable ?
LUBi>-.
Cela se peut bien , je n'y ai jamais pris garde.
LISETTE
Vous me paraissez un garçon d'hon-
34 l'adroite suivante ,
neur, et j'ai envie de vous confier uu secret,
LUBIN'
Un secret! j'en ai un aussi j mais je ne sais pas si j'oserais vous le confier.
LISETTE
Il serait intéressant pour moi de connaître parfaitement M. le comte de Fatenville, de savoir ce qu'il est, ce qu'il fait, ce qu'il projette. Si quelqu'un me rendait ce service , il pourrait compter sur une reconnaissance bien tendre.
JN'allez pas publier cela , car tout le monde viendrait épier mon maître.
Voulez-vous que ce soit moi tout seul qui vous dise ce que je saurai?
LISETTE
Je ne demande pas mieux.
Et vous n'oublierez pas la reconnaissance ?