ACTE II, SCÈNE HI
SCÈKE III.
MONDOR , FATENVILLE.
Pardon, Monsieur le comte ; je suis au désespoir...
FATENVILLE.
De m 'avoir fait attendre? Il est vrai que je n'y suis guère accoutumé ; mais le mal est petit, mon cher Mondor. Je fais attendre les importuns , et je trouve fort bon que mon ami fasse de même.
MONDOR
Ah ! Monsieur le comte , vous me comblez; et ma reconnaissance...
FATENVILLE.
Parlons de vos affaires. J'ai vu hier mon ami le ministre, et nous avons causé de la charge que vous désirez.
Eh bieu ?
FATEX V IL LE.
Eh bien! je l'ai trouvé un peu prévenu contre vous : vous avez des ennemis , mon cher Mondor , vous en avez sûrement j mais ne soyez pas inquiet.
Aux premières raisons qu'a voulu me donner le ministre , j'ai répliqué avec humeur j il a pensé se fâcher, je me suis emporté , et sur-le-champ il s'est radouci. La place vous sera sûrement donnée au premier travail.
MONDOR
Que ne vous dois-je pas, Monsieur le comte? et comment pourrai-je jamais...
F ATEXV ILLE.
Je n'ai pas non plus négligé votre procès j et quoique je ne sois pas dans l'usage de faire la première visite à personne , encore moins aux gens de robe , à cause de vous , cependant , j'ai