AGATHE, LISETTE, FATEN VILLE
(Fatenville salue Agathe et la fausse marquise. )
F A TE N V ILLE
Je suis peut-être importun , Mademoiselle ; mais j'avais chargé ÎM.
votre père de vous prévenir de ma visite.
L ISETTE.
Ma chère Agathe, si je suis de trop, je me retire.
AGATHE
Eh ! non , Madame, je vous supplie.
FATE.NVILLE.
Je serais bien fâché, Madame...
6o l'adroite suivante ,
Monsieur, je n'ai pas l'honneur d'être connue de vous ; mais je le suis beaucoup d'Agathe, pour qui j'ai pris la plus tendre amitié au couvent. Elle y était pensionnaire lorsque je m'y retirai après la mort du marquis de Mircour mon époux. Depuis qu'elle en est sortie , plusieurs voyages m'ont éloignée de mon ancienne amie , et je la revois aujourd'hui pour la première fois.
FATEX VILLE.
Je supplie Madame la marquise de ne pas abréger sa visite à cause de moi.
LISETTE
Mais je crains bien de vous gêner vous- même j M. le comte j car je me doute du sujet de la vôtre ; Agathe m'en parlait tout à l'heure.
FATEXVILLE.
Je vois que Madame est instruite , et...