ACTE 1, SCÈNE II. I O
devient sur-le-champ notre monarque:
vous êtes le premier , nous vous saluons comme notre maître.
ARGENTINE
Comment!., c'est la loi du pays?
ARLEQUIN
Oui, ma bonne amie. Ils m'emportèrent sur leurs épaules, et vinrent m'établir dans ce palais. On me donna des gardes, des officiers, des valets, des flatteurs , des menteurs , enfin tout ce qu'il faut à un roi. Mon premier soin fut d'envoyer et d'aller moi-même sur toutes les côtes de mon île pour avoir de tes nouvelles et de celles de notre maître , M.Lélio. Depuis un mois, je te cherche sous prétexte de faire la visite de mes états j enfin aujourd'hui je t'ai retrouvée chez ce bon vieillard qui a pris soin de tes jours, et à qui je vais donner pour récompense la place de mon premier médecin.
108 AULZQL1>' ROI, ctC.
A hr. E X TI NE.
Comment?
\ i. I. EO t IN.
Sans doute. Je serais mort si je ne t'avais pas retrouvée; ce bon vieillard m'a sauvé la vie : ainsi la place de mon premier médecin lui revient de droit; et il l'aura... Pour le pauvre M. Lélio , on n'en a rien appris ; il a sûrcnjent péri dans le naufrage.