‹ Œuvres inédites (volume 3)Chapitre 30 sur 89 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

Monumens fameux des Égyptiens.

Avant J.C. Après Menés , premier roi d'Egypte , '* qui, dit-on la poliça, les historiens.

2O00 ans.

d'iin ouvrage historique. 95

peu d'accord entre eux , nous parlent de quatre dynasties , régnant à la fois à ïhèbes , à Memphis , à Thin , à Tanis. ThèbeS; la plus ancienne et la plus célèbre de ces quatre capitales , passe pour aToir été bâtie par Busiris, l'un des successeurs de Menés. Elle commandait à la liante Egypte, autrement appelée Thébaïde. On ne peut guère douter de son antique magnificence, en lisant dans les voyageurs les étonnans débris qu'on en voit encore, he plus sublime, le plus instruit des anciens poètes , Homère , a clianté les cent portes de Thëbes , par cbacune desquelles il pouvait sortir dix milliers de combattans. En réduisant cette exagération, l'on ne peut douter que Thèbes n'ait été long-temps une ville immense. Quatre de ses princi- lîv. 7.^ paux temples faisaient l'admiration de if" ,3" '

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PEgypte. Des murailles de vingt-quatre pieds d'épaisseur et de soixantedix d'élévation , renfermaient le plus ancien dans une enceinte d'une demilieue. La piété des peuples et des rois y avait entassé l'or , l'argent , l'ivoire. Plusieurs avenues larges de cent pieds et longues de quatre cents , bordées 4i droite et à gauche de deux rangées de sphinx gigantesques et d'une matière précieuse , conduisaient à une grande place environnée de portiques, de statues colossales en marbre, de superbes obélisques , de nombreuses colonnes de granit rouge , dont la grosseur était Thcveaot , dc six brasscs. Ces colonnes , ces Kg^pte!" sphinx , ces statues , existent encore dans la Thébaïde. On y retrouve des restes des magnifiques peintures, des hiéroglyphes sculptés , dont cesmonumens étaient enrichis ; et leurs débris,

vainqueurs dutemps^ attestent, malgré ses outrages , malgré les peuples barbares qui les mutilent chaque jour j et la grandeur , et le génie des anciens habitans de l'Egypte.

C'est là qu'était cette fameuse statue de RIemnon, qui, soit par l'art de l'ouvrier , soit par la seule crédulité des peuples , passait pour rendre des sons harmonieux lorsqu'elle était frappée des premiers rayons du soleil. C'est là que l'on admirait le magnifique édifice élevé par Osimandias, l'un des successeurs de Busiris.

Dans ce palais , selon Diodore , on voyait représentées en sculpture, les victoires de ce prince sur les Bactriens, peuple d'Asie; ses actions de grâces aux dieux d'Egypte \ une assemblée de magistrats , dont le président portait au cou cette image de la

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