‹ Œuvres inédites (volume 3)Chapitre 34 sur 89 · SUR LA MORT. I O · texte numérisé non relu

SUR LA MORT. I O

des cadavres; vous détournez les yeux , vous refusez de voir ce que vous serez un jour. L'effroi s'empare de vos âmes! Vous tremblez à l'aspect d'un cercueil I Mejnento quia pulpis es !

Ah ! si vous étiez véritablement chrétiens , vous ne trembleriez pas ; la mort ne serait pas effrayante pour vous. Vous la regarderiez comme la dernière heure d'un exil ; vous l'attendriez sans la craindre. Sûrs d'être réunis dans le sein de votre Dieu, le moment de cette réunion serait celui du bonheur, et la mort ne serait plus pour vous que le passage d'une vie tranquille et innocente à une vie de gloire et de félicité. Mais vous craignez les suites de cette heure terrible ; votre àme , tourmentée par le souvenir de vos crimes , redoute l'arrêt de son juge. La seule idée de paraître devant

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lui VOUS épouvante ! Je le conçois : iî n'est permis qu'à l'innocent de ne pas craindre la justice.

Si vous êtes des pécheurs , la pensée de la mort sera votre supplice ; et c'est le sujet de mon premier point.

Si vous êtes des justes, et que vous viviez pour mourir ^ la pensée de la mort sera votre consolation j et c'est le sujet de mon second point. Pénétrons-nous de cette grande vérité, et , pour parvenir à vous la faire sentir , invoquons les lumières de Tesprit saint par l'intercession de Marie , à qui nous dirons avec l'ange : Ave j Maria,

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