‹ Œuvres inédites (volume 3)Chapitre 40 sur 89 · TOME IV. II · texte numérisé non relu

TOME IV. II

» Pour moi , daignez être indulgent, n Et des grains qu'amassa ma pe'nible industrie, j)Que votre seigneurie 1) Accepte le présent.

3> Si de ma faible oiFr^nde » Vous faites quelque cas , w Du sort j'aurai reçu la faveur la plus grande j » De seslongues rigueurs je ne meplaindraipas.» L'aigle sourit à notre discoureuse , Et déployant son aile vigoureuse, Il l'aide à s'y placer j puis dans l'air s'ëlancant,

En un instant Il remporte au-dessus de la voûte azure'e , Interdite , confuse , à peine rassurée.

Là, dans un palais enchante', Où de tableaux charmans une suite choisie Flatte l'esprit, le coeur, par sa variété , 11 l'accueille, et d'un airreraph de courtoisie. Pour un peu de millet par elle présenté , Il lui prodigue avec bonté Et le nectar et l'ambroisie.

FUGITIVES. ia3

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Qui m^a donné un exemplaire de ses fables.

De tes fables iute'ressantes

J'ai lu l'agréable recueil.

En (le'pit des leçons touchantes

Qu'ofirent les peintures piquantes,

D'un juste et pardonnable orgueil

Déjà je respirais les vapeurs enivrantes,

Et je ne voyais plus que ces fleurs séduisantes , Qui me cachaient l'e'cueil.

Je me souvins alors, grâce à mon bon génie , De cette rare modestie

Qui prête à tes talens un charme si flatteur.

]\e pouvant égaler l'ingénieux auteur , Je saurai l'imiter dans sa vertu chérie. Crois-moi, l'unique sentiment Qu'eu moi fait naître un si joli présent, C'est la reconnaissance.

La froide vanité ne flatte que l'espritj Plus sage et plus heureux, mon cœur cherche et chérit Une plus douce jouissance.

Au fin et délicat conteur Qui fait si bien parler la tendre tourterelle , Et le lapin et la sarcelle , Et le berger et Philomèle , Le philosophe et le fermier penseur , Présenter une fable Est un projet peu raisonnable.

'J'u n'as pas , je le sais , besoin de mon eocens j C'est à Vénus donner une ceinture, A nos forets de la verdure , Et des fleurs au printemps.

De ma muse indiscrète excusant le délire , A ses efforts daigne sourire.

Si le désir d'être agréé Suffit seul pour se faire lire, Je crois mon succès assuré.

HÉRIVAUX.

GANZUL ET ZELINDE.

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