SCENE IV. igg
SONNET
Ecoutez , mon ami , sortons ensemble , allons aux Tuileries , et , tout en nous promenant , je promets de vous faire , non pas un couplet , mais une épître pour votre Marie,
ARLEQU IN.
Qu'est-ce que c'est que cela , une épître ?
SONNET
C'est une pièce de vers.
ARLEQUIN
Mais cela ne se chante pas , et moi j'aime qu'on chante.
SONNET
Fi donc ! cela vaut cent fois mieux.
D'ailleurs , si vous voulez absolument de la musique , je vous ferai mettre cette épître en récitatif.
200 LA FÊTiE DE MARIE , ARLEQUIN.
Hé non ! de par tous les diables ! j'aimerais mieux la mettre en ballet. Bonjour, Monsieur. {Il s' éloigne avec colère.)
SONNET
Ecoutez donc, mon ami, j'ai là, dans mon carton de vers de commande, quelques morceaux qui me sont restés.
Attendez un instant, j'y vais jeter un coup d'œil ; peut-être trouverons-nous ce qu'il vous faut.
ARLEQUIN
Dépêchons. ( A part. ) Puisque je l'ai payé, tâchons d'en tirer quelque chose, vaille que vaille.
SONNET cherche dans un carton •
Voulez-vous cela ?
Depuis vingt siècles à peu près , A la vierge Marie , en vers ou bien en prose.