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v> sénateurs , ceux à qui les avantages )> de la patrie sont les plus chers; » qu'ils n'aient point les préjugés de ii leur état , qu'ils ne soient ni nobles, » ni plébéiens, ni magistrats, ni prê- » très, ni guerriers, mais romains.
» Il manque toujours quelque chose » à la justesse et à l'étendue d'esprit )> de l'homme d'Etat qui est dominé » par d'autres passions que celle du » bien public, même par la passion » de la gloire, ft
Numa demandera enfin quelle éducation il fera donner à la jeunesse romaine. « C'est, répondra Égérie , » l'affaire de leurs parens , laisse-les » agir ; ton gouvernement doux , sé- » vère et patriotique, ton culte épuré, » vont inspirer aux Romains l'amour » du travail et celui du bien public ; » ils transmettront ces qualités à
» leurs enfans. C'est chez les nations n où régnent l'oisiveté , l'oppression , » de mauvaises lois, une vile super- » stition, qu'il faut une éducation y> recherchée. »
J'ai trouvé, je crois, une manière de corriger ce que Mme d'Houdetot a très justement critiqué. Qu'Anaïs ou Zoroastre disent à Numa, qu'il n'y a qu'un dieu , qui agit tantôt sous le nom de Minerve, ou de Mars, ou de Cérès, tantôt sous celui d'Oromaze ; qu'il y a peut-être des divinités subalternes qu'en Perse on appelle des Génies, et auxquelles en Grèce, en Italie, on donne d'autres noms; que le fond des religions est partout à peu près le même; que la différence est dans les noms et dans le culte; mais que les peuples grossiers comme les Romains, tiennent beaucoup à ces
noms et à ce culte , et qu'il ne faut point que Nuraa blesse leurs préjugés en épousant une femme qui pourrait être soupçonnée de les mépriser.
St. -Lambert.