XV. — DISCUSSION AYEG ROYER-COLLARD
Manuscrit inédit de 8 pages^ grand format, minute de Vauteur.
M. de Biran indique une objection qui lui a été faite par Royer-GoUard, au sujet de Vétat affectif et de Timpossibilité où nous sommes de constater un état semblable par aucune expérience^ soit interne soit externe ; il expose ensuite quelques arguments à l'appui de sa thèse. Cette thèse est capitale dans les théories du psychologue, en sorte que l'importance du sujet se joint au nom de Tobjectant, pour donner une valeur réelle à ces pages, et les rendre dignes de figurer dans ce catalogue.
XVI. — RÉPONSE A M. GUIZOT. NOVEMBRE 181 A. Éerit publié par M, Cousin, tome 11^ pages SU à 398.
Ces pages ont été rédigées pour la société philosophique qui comptait au nombre de ses membres Royer-Collard, Ampère, Degérando, etc. M. de Biran y lut, à diverses reprises, soit des fragments de l'Essai, soit des rédactions d'une autre nature.
La réponse est relative à un procès-verbal rédigé par M. Guizot. Il paraît certain, d'après les indications du Joitrnal intime^ que ce procès-verbal, lu le 5 novembre 481 i, était celui de la séance du 20 octobre précédent. A cette date, M. de Biran avait communiqué à ses collègues un mémoire sur le moi, la croyance et rdme, probablement tiré de V Essai. M. Guizot en avait rendu compte d'une manière qui semblait prouver à l'auteur qu'il n'avait pas réussi à se faire pleinement comprendre. M. de Biran s'occupa activement de la réponse à faire, ou plutôt des éclair-
DES OEUVRES DE M. DE BIRAN
cissements à donner,, depuis le 15 novembre jusqu'au 29, jour auquel il donna lecture des pages publiées par M. Cousin.
Ces pages ont pour but de démontrer que la donnée primitive sur laquelle doit s'appuyer la pliilosopliie, est celle de la cause et non celle de la substance ; que le sentiment de la causalité du moi précède toute croyance ou notion relative à l'absolu; enfin que les relations entre les phénomènes sont seules primitives, et les relations entre les noumènes dérivées.
XVIJ. — NOTE SUR LES RÉFLEXIONS DE MAUPLRTUIS ET DE TURGOT AU SUJET DE l'oRIGINE DES LANGUES. AVRIL
Ecrit publié par M. Cousin^ loma II de son édition, pages 319 û 3li5.
On lit dans le Journal intime , sous la date du 12 avril 1815 : « J'ai écrit des notes sur l'ouvrage de Maupertuis, (( r(îlatif à l'origine des langues, et les réflexions de M. Tur- ({ got. »
Les premières des pages publiées par M. Cousin répondent à cette indication ; mais ces pages^ dans leur totalité, me paraissent renfermer quatre fragments distincts, et dont la juxtaposition est matérielle et fortuite. C'est un morceau de nulle valeur, ne contenant que des notes sans importance, ou des idées qui se retrouvent ailleurs.
XVllI. — NOTE SUR UN 1»ASSA(.E TRÈS-REMARQUARLE DU SENS INTLME, PAR l'aP.RÉ DE LIGNAG. 1815.
Écrit publié par M. Cousin, tome II de son édition^ pages 297 à ol7.
L'ouvrage de l'abbé de Lignac : Tcmoifjnagc du sens in-
CATALOGUE RAISONNÉ
Urne et de V expérience opposé à la foi profane et ridicule des fatalistes modernes {'^ vol. Auxerre, 1760), attira
assez vivement Tattention de M. de Biran. Il écrit dans son Journal, le 25 avril 1815 : « J'ai fait une assez longue et « bonne note métaphysique sur quelques passages du livre « de Fabbé de Lignac. » On trouve, en mai, une mention analogue; enfin, le 22 juin 1815, il dit, d'une manière générale, avoir employé les deux mois précédents à faire des notes sur Rant et Lignac. Ces travaux sont représentés d^une manière sans doute bien incomplète, par les pages qu'a éditées M. Cousin et par l'écrit n° XIX qui, analogue au n° XVIII, mais plus étendu, est destiné à anmder ce dernier.
XIX. — NOTES SUR QUELQUES PASSAGES DE l'aBBÉ DE LIGNAC. 1815.
Manuscrit inédit de 33 jyages^ grand formai, minute de fauteur.
Ces notes roulent principalement sur Tunion de Tàme et du corps, la vraie nature du principe de causalité, la dilierence entre le moi et Tâme substance.