XL — ESSAI SUR LES FONDEMENTS DE LA PSYCHOLOGIE
Publié dans les présents volumes; voir l'avant-propos de l'éditeu r.
XIL — COMMENTAIRE SUR LES MÉDITATIONS MÉTAPHY- SIQUES DE DESCARTES. 1813?
Manuscrit de 66 pages, grand format minute de fauteur.
Ce manuscrit peut être considéré comme le résultat d'un travail accessoire entrepris à l'occasion de l'écrit n« XIII, circonstance qui, jointe aux indications tirées de sou état matériel, fixe approximativement sa date à 1813.
Les vues générales de M. de Biran sur les fondements du cartésianisme se retrouvent dans toutes ses grandes compositions. Mais on rencontre ici un examen détaillé de plu-
DES OEUVRES DE M. DE BIRAN
sieurs passages des Méditations , et une appréciation des preuves cartésiennes de l'existence de Dieu, qui n'existent pas ailleurs.
XIII. — DES RAPPORTS DES SCIENCES NATURELLES AVEC LA PSYCHOLOGIE. 1815 ?
Manuscrit inédit de 244 VC^O^^i grand format, minute de fauteur.
Cet écrit, fort important quant à son contenu, est trèsdéfectueux dans sa forme. Les lacunes y abondent et les répétitions plus encore, si on le prend dans sa totalité; il est visible qu'il n'a pas été terminé.
Le manuscrit porte pour second titre : Ouvrage qui a remporté le jJrix sur la question proposée par V Académie de Copenhague, mais on s'aperçoit bientôt en le lisant que c'est beaucoup plus un travail nouveau qu'une simple refonte de l'ouvrage n° X.
Une mtroduction étendue, et qui existe complètement, établit les fondements et la nature de la division des sciences naturelles et de la science de l'esprit humain , et contient une série de définitions psychologiques.
Une première section constate les vrais caractères du principe de causalité et des notions qui en sont dérivées, en démontrant que ce principe ne peut être confondu avec la succession des phénomènes; qu'il diflére essentiellement des idées générales abstraites ; enfin qu'il ne peut être considéré comme inné. La discussion des théories de Descartes et de Leibnitz occupe ici une place considérable.
Une deuxième section indiquée, mais qui n'existe pas, ou n'existe que d'une manière très-fragmentaire, devait établir que l'aperception du moi est identique à la relation de cause à effet, et, en conséquence, est la véritable origine du principe de causalité.
CATALOGUE RAISONNÉ
Une troisième section qui paraît complète, sauf quelques lignes ou, tout au plus, quelques pages perdues, traite avec assez d'étendue de Tapplication du principe de causalité aux sciences physiques, de la véritable nature des théories explicatives dont les naturalistes font usage, et montre , dans tout ce qui précède, les bases d'une réponse à la question proposée par la société de Copenhague. Autant que je puis en juger, ces trois sections, plus étendues que la totalité de l'écrit n» X, ne devaient former cependant que la première partie de la rédaction nouvelle que l'auteur avait en vue. Une seconde partie, dont il ne subsiste rien, devait offrir l'apphcation du principe de causahté à Tétude spéciale des rapports du physique et du moral de l'homme.
Il est digne de remarque que, dans ce travail commencé, on trouve l'existence de la raison ou d'un élément absolu dans l'esprit humain très-explicitement reconnue. Ce point de doctrine qui comble une grave lacune dans la théorie précédente de M. de Biran, apparaît ici avec développement, et ce seul fait donne une importance réelle à cet ouvrage incomplet.
Cet ouvrage, quelle est sa date? J'avais cru d'abord et indiqué dans le catalogue de 1851, avec un point d'interrogation à la vérité, qu'il se plaçait entre le Mémoire de Cope7ihague qW Essai sur les fondements de la Psycliologie. Cette hypothèse avait l'avantage d'expliquer fort bien l'état incomplet du manuscrit qui aurait été abandonné pour une rédaction plus étendue. D'un autre côté, il étaitfort difficile de comprendre que les titres légitimes et la place de la raison proprement dite eussent été reconnus explicitement par M. de Biran, et que cet élément essentiel de l'objet de son étude se fût ensuite, de nouveau, voilé à ses regards, ce qui est manifestement le cas de V Essai. Il sonibait donc y avoir opposition entre les caractères extérieurs de l'écrit qui fixaient sa date à 1811, et son contenu qui fixait cette date à 1813 au plus tôt. J'étais dans cette indécision lorsque la connaissance tardive de la coiTespondance
DES OEUVRES DE M. DE BIRAN
de M. de Biran avec M. le baron Maurice^ préfet de la Dordogne, m'a fourni de nouvelles lumières sur ce point.
Les détails contenus dans cette correspondance, et qu'il serait trop long de transcrire et de commenter ici, permettent d'afïirmer, sinon avec un parfaite certitude, du moins avec une très-haute probabilité, que V Essai étant rédigé déjà en grande partie, M. de Biran l'abandonna pour un temps, afin d'entreprendre la rédaction qui nous occupe, rédaction qui fut abandonnée à son tour, avant sa fin, l'auteur s'étant décidé à revenir à l'Essai.
XIV. — NOTE SUR t'écrit DE M. ROYER-COLLARD, PREMIÈRE LEÇON DE LA S'' ANNÉE, 1813?
Ouvrage publié par M, Cousin, tome II de son édition^ pages 355 à 376.
Ce petit écrit précise les différences qui existent entre le moi et l'âme substance, entre la notion d'un non-moi indéterminé et la connaissance positive d'un corps étranger. On trouve ensuite diverses remarques relatives à des opinions de Laromiguière, Bonnet, Liguac, remarques dont le lien avec ce qui précède n'est point manifeste. L'auteur avait l'habitude d'écrire sur le même papier, sans intervalle ni signe de séparation, des idées tout à fait indépendantes les unes des autres. On conçoit dès lors comment des fragments, sans rapports quant au contenu, se trouvent juxtaposés sur des feuilles présentant l'apparence trompeuse d'une rédaction continue.
ïl n'y a guère ici que les six premières pages qui offrent uu sens suivi et se rapportent au titre.
CATALOGUE RAISONNÉ