XXII. — REMARQUES SUR LA LOGIQUE DE M. DE TRACY
Écrit public par M, Cousin^ tome il de son édition, pages 347 à 35^.
Ces remarques no contiennent rien d'important, et la publication de l'écrit n" XXI leur enlèverait toute valeur*
CATALOGUE F.AISONINÉ
XXUI. — CRITIQUE d'une OPINION DE CABANIS SUR LE BONHEUR. 1815.
Écrit publié par M. Cousin, tome III de son édition^ pages 317 d 323.
Ces pages renferment la critique du sensualisme, envisagé dans une de ses applications les plus importantes. La thèse de Cabanis sur le bonheur est vraie, si l'on ne considère que l'homme animal. Mais Tliomme est double, et le bonheur spirituel peut co-exister avec le malaise organique.
Ce petit écrit répond-il à la mention suivante qui figure dans un agenda de 1815 : « Je me suis occupé avec assez « de suite d'une notice contre l'ouvrage de Cabanis, eu ré- « ponse à deux articles du journal général de France? » — Je ne sais. Tel qu'il est^ il a de la valeur^ mais a plutôt le caractère des fragments du Journal intime de M. de Biran^ que celui de ses compositions scientifiques.
XXIV. — EXAMEN DES LEÇONS DE PHILOSOPHIE DE M. LA- ROMIGUIÈRE OU CONSIDÉRATIONS SUR LE PRINCIPE DE LA PSYCHOLOGIE, SUR LA RÉALITÉ DE NOS CONNAIS- SANCES ET l'activité de l'ame. 1817.
Ouvrage publié par l'auteur. {Brochure î/j-S" de 120 pages. Paris, Four" nier, 1817. j Iviprimc de nouveau dans le volume : u Leçons de pliitosopliie de M. de Laromiguière jugées par M. Victor Cousin et M. Maine de Biran^ » in-S", Paris, 4829 (1), reproduit par ]\I. Cousin. (OEuvrcs philosophiques de M. de Biran, tome /F, pages 165 d 299.)
Lei3avril 1817^ quelques hommes de lettres réuni? chez M. Guizot, projetèrent la publication d^un recueil périodique. Le P'" juillet de la même année parut le premier im-
(!) Dans cette reproduction, on a supprimé les deux appendices.
DES OEUVUUS DE M. DE BlUAN.
mérodes ArcJnves pînlosophiqucs, poliiiques et liiléniires. M. Guizot était le directeur de l'entreprise. MM. de Biran et Cousin furent désignés pour la partie philosophique. M. de Biran avait commencé^ dès le mois de mai, un article sur Laromiguière ; il le termina en août. Ce travail ne fut pas agréé par la rédaction, qui estima qu'un journal ne comportait pas une exposition aussi étendue d'idées métaphysiques aussi profondes. L'article changea donc de destination et devint un écrit séparé. Il parut sous le voile de l'anonyme; mais Ampère, chargé de la distribution des exemplaires, crut apercevoir que quelques personnes lui attribuaient l'ouvrage de son ami, et rompit le secret (i).
Une note (édition Cousin, tome IV, page 243) parle d'un traité de psychologie ex-professo, dont cet écrit accidentel n'est qu'un extrait anticipé. Ce traité de psychologie ne peut être que VEssai, dont la publication était depuis si longtemps et devait être, du vivant de l'auteur, pour toujours ajournée. U Examen de Laroyniguière, en effet, sauf quelques modifications d'importance secondaire, ne contient que les théories de V Essaie présentées au point de vue que réclamait l'objet spécial de l'écrit. On y trouve les vues de l'auteur sur l'activité de l'âme, son appréciation historique des écoles opposées de Bacon et de Descartes, la distinction des idées générales et des notions rêflexives. Le but final de la discussion est d'établir que M. Laromiguièrc, bien qu'il modifie Condillac sur quelques points, le continue pour le fond; qu'il ne construit qu'une science conventionnelle, basée sur de simples définitions, et ne pouvant tenir lieu d'une science réelle, fondée sur l'expérience intérieure; enfin que le dernier mot du sensualisme, lorsqu^on le pousse à ses conséquences extrêmes, est nécessairement la négation de toute substance et de toute cause.
L'ouvrage est terminé par deux appendices qui reproduisent, sous une forme un peu modifiée, l'article consacré
(1) Lettre ini'dite d'Ampère à M. de Biraii, du 28 seplcnibre 1817.
CATALOGUE RAISONNÉ
à la notion de cause dans la première partie de V Essai (section II, chapitre IV). Le premier est consacré à réfuter sept arguments de Hume, contre l'efFicacité réelle du vouloir; le deuxième renferme la discussion de la théorie de M. Engel^ qui, en accordant une attention particulière au sens de Teffort, ne l'envisageait que dans son rapport à une résistance étrangère.
11 existe, dans les manuscrits, la minute de ces deux appendices, et plusieurs copies portant, en marge, des corrections, dont quelques-unes paraissent postérieures à l'impression.
XXV. — FRAGMENTS RELATIFS AUX FONDEMENTS DE LA MORALE ET DE LA RELIGION. 1818.
Publiés dans les présents volumes. Voir C avant-propos de l'éditeur.
XXVI. — RÉPONSES AUX ARGUMENTS CONTRE l'aPER- CEPTION IMMÉDIATE d'uNE LIAISON CAUSALE ENTRE LE VOULOIR PRIMITIF ET LA MOTION, ET CONTRE LA DÉRI- VATION d'un PRINCIPE UNIVERSEL ET NÉCESSAIRE DE CAUSALITÉ DE CETTE SOURCE. 1818.
Ecrit publié par M. Cousin^ tome IV de son édition, pages 363 â 402.
Les objections qui ont donné lieu à cet écrit étaient de M. Stapfer. M. de Biran commença à s'occuper de ses réponses en juin ; il les expédia à son ami le 12 aoiit.
Les objections sont au nombre de sept. Cinq sont relatives à la réalité même du fait primitif, et les réponses sont, en quelque manière, le complément de la polémique contre Hume, contenue dans l'appendice des Leçons de Laro^
DES OEUVRES DE M. DE BIRAN
miguière. Les deux dernières objections sont relatives à la dérivation d'un principe universel et nécessaire de causalité, à partir d'un fait de causalité individuelle.