XXVII. — EXAMEN CRITIQUE DES OPINIONS DE M. DE BONALD. 18J
Publié dans les -présents volumes. Voir C avant-propos de l'éditeur.
XXVIII. — NOTE SUR LES DEUX RÉVÉLATIONS. 1818, Publiée par M, Cousin, tome IV de son édition^ pages ilil d 464.
On lit dans le Journal intime : a 1818, du l''^ au 10 dé- « cembre : J'ai employé ce temps, en partie, à la compo- « sition d'un morceau de pliilosopbie mystique sur les deux « révélations, adressé àM. Stapfer, en réponse à la question : « Les anciens p/nlosophes ont-ils reconnu la nécessité d'une « révélation divine 8, j'ai lu ce morceau à ma petite so- « ciété philosophique : MM. Ampère, Cousin, Loyson, etc. ; (( le 10, je l'ai envoyé à M. Stapfer. »
Cet écrit, pour une partie considérable du moins, a été joint postérieurement, en forme de note, aux Nouvelles considérations sur les rapports du physique et du moral de V homme (XXXI). Les lignes suivantes, tirées de ladite note, ne laissent subsister aucun doute à cet égard : « .T'ai eu « occasion de traiter cette question (les anciens philosophes « ont-ils scuti le besoin ou reconnu la nécessité d'une y(i- « vélation divine?) qui m'avait été posée par un savant <( ami ( M. Stapfer)... Je donnerai ici un extrait assez lonq « de ma réponse à cette grande et belle question. » ( lùlition Cousin, tome IV, page 151.)
CATALOGUE HAISONNÉ
Ce qui donnait un grand intérêt à cette courte production, c'est qu'elle était^ dans les textes imprimes par M. Cousin, le seul indice un peu saillant du point de vue nouveau auquel l'auteur était parvenu à la fin de sa vie. On y trouve, en effet, la mention expresse d'un ordre défaits supérieurs à l'activité individuelle, la reconnaissance explicite d'une action immédiate de la divinité sur l'âme humaine; enfin une préoccupation assez marquée des doctrines des philosophes de l'antiquité, des Écritures saintes et des écrivains de l'Église. C'étaient là, dans les écrits connus de M. de Biran, autant défaits exceptionnels.
Le caractère spécial du contenu de cette note n'avait pas échappé à M. Cousin qui signalait « cette sorte de mysticisme qu'on voit déjà poindre (l). » Mais une connaissance incomplote des faits l'avait conduit à considérer comme un germe sans développement ultérieur, comme une simple tendance (dont il faisait entrevoir quels' auraient été les résultats, si l'auteur avait vécu), ce qui fut en réalité, dans l'esprit de M. de Biran, un mouvement assez prononcé et assez complet pour donner une physionomie particulière à la dernière période de ses travaux.
XXIX. — EXPOSITION m LA DOCTRINE PHILOSOPHIQUE DE LEICNITZ 1819.
Écrit publié dans la Biographie universelle, 2d pages à deux coloymes^ reproduit dans l'édition de M. Cousin^ tome iV, pages 303 à 360.
Cette exposition fut rédigée dans les mois de mai et de juin 1811). Elle parut dans la Biographie universelle , jointe à une notice sur la vie de Leibnitz, par M. Stapfer, et à une histoire de ses travaux mathématiques, par M. Biot. Cette
(1) OEuvres philosophiques de M. de Biran. Préface de l'cdit.Hir, dans le tome IV, page XXXVIII.
DES ŒUVRES DE M. DE BIRAN
rédaction, un peu trop profonde peut-être pour le recueil auquel elle a été destinée, est beaucoup plus étendue que l'article consacré à Leibnitz dans VEssai sur les fondements de la Psychologie y mais le fond des pensées est le même. En exposant les théories du grand métaphysicien, M. de Biran les juge au point de vue de sa propre doctrine. Il établit la position du leibnitzianisme àTégard du cartésianisme, constate le progrès de la pensée qui résume cette position , montre surtout ce progrès dans la réhabilitation de l'activité des substances et dans la reconnaissance explicite de la vie, comme élément distinct tout à la fois du mécanisme pur et de la pensée consciente, signale enfin les écueils vers lesquels est entraîné l'auteur de la doctrine de l'harmonie préétablie, en confondant la, cause avec la raison su/lisante.