‹ Œuvres inédites; (volume 2)Chapitre 37 sur 41 · XXXVII. — DE l'apergeption immédiate. 182 s et · texte numérisé non relu

XXXVII. — DE l'apergeption immédiate. 182 s et

Écrit publié par M, Cousin, tome III de son édition, pages l d 137.

Cet écrit offre une lacune au commencement , et , ainsi que le précédent, a été publié d'après une copie. Par soh contenu, il porte le caractère manifeste d'une nouvelle rédaction des idées émises dans V Essai sur les fondements de la PsycJiolofjie, modifiées sous quelques rapports, par suite des dernières réllexions de l'auteur.

On y trouve : une discussion étendue sur la nature du fait primitif et le principe de la connaissance ; la distinction de l'aperccption du moi et de la notion de l'âme substance; des considérations sur les systèmes des pliilosôplies , examinés sous le rapport de la place quUls assignent aux idées

CATALOGUE RAISONNÉ

de substance et de force ; une analyse des phénomènes qui résultent de Funion, à des degrés divers^ du7noi et des impressions ; la théorie des sensations sous le double point de vue de la physiologie et de la psychologie; enfin la dérivation des notions universelles. Mais toutes ces idées se trouvent dans un désordre assez évident, et un examen un peu attentif porte nécessairement à douter que ce soit (abstraction faite de la lacune indiquée) un tout suivi et complet.

M. Cousin, de même que pour le n° précédent, a émis deux avis divers sur la nature de cette composition. 11 l'a considérée, en 1825, comme un fragment du dernier travail de Maine de Biran (1), et Ta publiée, en 1841, comme étant le mémoire couronné par FAcadémie de Berlin pi. Cette dernière opinion est détruite par la connaissance du véritable mémoire couronné à Berlin. La première est pleinement confirmée par un examen attentif des faits. J'ai retrouvé G7 pages de la minute. L'inspection seule de l'écriture suffirait à établir que ces pages appartiennent à la fin de la vie de Tauleur ; mais ce qui dissiperait au besoin tous les doutes, c'est qu'une de ces pages est écrite au revers d'une lettre qui porte très-distinctement la date du 13 Mai 1824 (3). La date de l'écrit étant ainsi certaine, son contenu prouve que ce n'était point une composition secondaire, mais bien une partie intégrante du grand ouvrage no XXXVIII, destiné à remplacer V Essai sur les fonclemcnts de la PstjcJiologie. Reste à expliquer le désordre manifeste qui règne dans l'exposition des idées. Voici l opinion à laquelle on peut s'arrêter à cet égard :

M. de Biran est mort le 20 juillet 1824. Le 17 mai (dernière date du Journal infime), la maladie qui devait l'emporter entravait déjà, ainsi qu'il l'atteste lui-même, ses

(1) OEuvves philosophiques de M, de Biran, tome IV. Préface de l'éditeur, page m.

(2) OEuvres philosophiques de M. de Biran, tome l. Avaut- propos, pages VII et vni.

(3) Cette page correspond à la page 133 de l'imprimé, qui se termiue à la page 137.

DES OEOVIIES DE M. DE Jill'.AN.

facultés de travail et de méditation; et c'est après le 13, qu'il rédigeait les dernières lignes de l'écrit qui nous occupe. Cet écrit a été publié par M. Cousin d'après une copie. Cette copie a donc été faite pendant la maladie de M. de Biran, qui n'aura pu la revoir, ou l'aura revue très incomplètement (1). On peut même admettre^ sans que la supposition soit forcée, que le malade aura remis son manuscrit au copiste, sans les indications nécessaires pour guider celuici, sans s'assurer peut-être exactement de l'ordre et de la nature des feuilles qu'il lui livrait. Ces feuilles se seront trouvées en désordre et le copiste, laissé à lui-même, les aura numérotées et transcrites sans discernement.

En étendant cette hypothèse à Técrit indiqué sous le numéro précédent, on expliquerait également par l'erreur du copiste, la juxtaposition d'une introduction relative à M. Bérard, à une composition d'une autre nature. Je n'avance cette dernière assertion qu'à titre de conjecture ; mais, quant à VAperception immédiate, je ne conserve auciui doute, lorsque j'affirme que cet écrit n'est autre chose qu'une série de fragments en désordre, des No uveaux Essais (V Anthropologie.

Ces fragments devront donc, avec une partie de l'écrit précédent, être remis à leur place légitime, lors de la publication définitive et complète des œuvres de M. de Biran.

(1) On peut tenir pour certain que les obscurités du texte imprimé de l'écrit sur V Aperccplion immédiate tiennent souvent à des erreurs de copie. V.n voici un exemple que les leuilles de la minute que j'ai retrouvées, permettent de donner. On lit, page l."33 de l'imprimé, la phrase suivante qui n'ollVo aucun sens : « L'idé.ilisme et le scepticisme ont tous « deux raison ctjutre une philosophie qui prétend tout réduire aux senti salions et aux intuitions, (pioiqu'eMe admette d'ailleurs une réali'é € objective dont il est impossible de dire ce qu'elle est, d'oiî elle vi , . «( en quoi elle consista», en ce que ceux-ci étetulent aux idées générale. , « aux catégories artificii.'llcs, la réalité objective qui appartient aux note tiens. »

Avant les mots : en ce que ceux-ci, la minute porte : les nominaux ont raison contre les réalistes ce <iui donne un sens à la phrase.

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XXXVlll. — NOUVEAUX ESSAIS d' ANTHROPOLOGIE. 1823 ET 1824.

Publiés dans les présenls volumes. Voir C avant-propos de Vêditeur.

Le lecteur a maintenant sous les yeux, à l'exception de simples noies informes, d'ébauches crécrits trop fragmentaires ou de trop peu d'importance pour valoir d'être mentionnés ici;, le catalogue complet des œuvres de M. de Biran. Il reste à faire connaître le plan d'une édition complète des œuvres philosophiques de cet écrivain, telle que je la comprends,, et que je Tai préparée avec l'aide de mon collaborateur.

Cette édition ne devrait pas comprendre toutes les pièces portées au catalogue qui précède. Agir de la sorte, serait nuire à une publication dont on augmenterait démesurément le volume, et nuire à la mémoire de M. de Biran par la fatigue que feraient éprouver au lecteur des redites incessantes, ou des pages de peu de valeur. On comprend que, dans la position où se trouvait jM. Cousin en 18 il, pendant la disparition momentanée des giandes compositions de M. de Biran, on ait été conduit à imprimer quelques fragments, qu'il n'y a maintenant plus de motifs de reproduire.

Le n° I du catalogue a été utilisé pour la publication d(^s Pensées de M. de Biran. Il n'y a pas d'autre usage à en faire.

Le no XXIIÎ, le n« XXIV pourraient , en raison de leur contenu, prendre place dans une édition nouvelle de ce même recueil de Pensées.

Les nos V, VI, VII, X, étaient annulés dans l'intention de l'auteur, que tout invite à respecter, par les écrits subséquents qui en reproduisent le contenu (1).

(1) On pourrait toutefois somictti-e à ua nouvel examen et à l'avis de ju^ds cumpétents la question que voici î Le mémoire de Berlin (u" \\)

DES OEUVRES DE M. DE BIRAN

Le ÏI^ le n° XIV^ pour une partie, les nos XVII, XVIII, XXII et XXXni sont des notes, ébauches ou fragments reproduits ailleurs, sous une forme meilleure, ou de trop peu d'importance pour mériter la publicité.

Le n« XXVIII a été joint par M. de Biran, lui-même, au n° XXXI, à titre de note.

Les nos XXXV, XXXVI et XXXVII doivent se réunir en un même corps d'ouvrage avec la grande composition n»

Restent donc pour une édition, les pièces suivantes :

A. Influence de l'habitude sur la faculté de penser. N" III.

B. Mémoire sur les rapports de l'Idéologie et des Mathématiques. N° IV.

G. Observations sur le système de Gall. N° VIII.

D. Nouvelles considérations sur le sommeil, les songes et le somnambulisme. N'' IX.

E. Essai sur les fondements de la Psychologie. N** XI.

F. Commentaire sur les méditations métaphysiques de Descartes. N" XII.

G. Des rapports des Sciences naturelles avec la Psychologie. N° XIII.

H. Discussion avec Royer-Collard ; le manuscrit n" XV, complété par une partie de Fimprimé. XIV.

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