XXX. — NOTES SUR l'évangile DE SAINT JEAN
Publiées dans les présents volumes. Voir Vavant'propo$ de Vcditeur.
XXXI. — NOUVELLES CONSIDÉRATIONS SUR LES RAPPORTS DU PHYSIQUE ET DU MORAL DE l'hOMME. 1820.
Écrit publié par M. Cousin, tome IV de son édition, pages 1 à ^G^ ; reproduit dans la collection des œuvres de M. Cousin, publiée d Bruxelles^ 3 vol. (jrandin-S". IHkO et 1841.
On lit dans le Journal inlime : « 1820, fin d'août. J'ai « passé tout ce mois et la fin du précédent dans des occu- (( pations sérieuses , de mon choix. J'ai refait mon mé- « moire adressé à l'Académie de Copenhague, dans l'inten- « tion de le communiquer à M. le médecin Royer-Collard, et qui m'a consulté' sur un conrs qu'il se propose de faircî à
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« Cliarenton, au sujet de l'aliénation mentale. Après avoir « terminé mon travail et Tavoir mis, à ce que je crois, en
« état d^être imprimé quand il en sera temps n
Les Nouvelles considérations, ainsi que l'indique l'auteur, et comme il est facile d'ailleurs de s'en assurer par Texamen des documents, ne sont donc qu'une nouvelle rédaction de l'ouvrage indiqué sous le n° X de ce catalogue. On trouve, dans les deux écrits, la même division en deux parties, et la même marche générale dans l'exposition des idées. On pourrait, sans doute, indiquer quelques modifications plus profondes que de simples améliorations de style, mais il faudrait pour cela une comparaison des deux ouvrages trop détaillée pour trouver place ici.
Pour la note ajoutée aux Nouvelles considérations, il faut voir ci-dessus le n" XXVIII.
Le Journal intime, après les lignes citées au commencement de cet article, porte :
(( J'ai rempli un engagement que j'avais contracté avec (( les auteurs delà Biographie universelle, et j'ai fait l'article « Mérian, extrait de son éloge par Ancillon, à la suite duce quel j'ai inséré quelques réflexions psychologiques relate tives aux arguments de Mérian contre la philosophie c( leibnitzienne. »
Cet article aura probablement été jugé trop étendu ou trop profond pour le recueil auquel il était destiné. L'article Mérian, dans la Biographie universelle, est de M. Usteri, et je n'ai trouvé, dans les manuscrits, aucune trace du travail mentionné dans le Journal.
XXXn. — NOTES SUR LE SECOND VOLUME DE l'iNDIF- FÉRENGE EN MATIÈRE DE RELIGION PAR l'aBBÉ DE LA- MENNAIS, 1820 ?
Écrit publié par M, Cousin, tome II de son édition, pages 399 d 427.
Ces notes ont pour but de défendre, contre les théories de
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l'illustre abbé^ le fondement nécessairement personnel de la croyance. Leur date est fixée approximativement par le t'ait que le deuxième volume de l'Indifférence a paru en
Elles ont de Timportance, bien que la rédaction en soit défectueuse^ et que le même sujet soit traité dans Texamen de M. de Bonald. (N°. XXVII.)
XXXIIL — PROLÉGOMÈNES PSYCHOLOGIQUES.
Éci'it "publié par M. Cousin^ tome III de son édition^ pages 297 à 314.
Cet écrit renferme deux parties distinctes et qui paraissent sans nul rapport entre elles. Jusqu'à la page 308, il est question de l'effort et de la connaissance du moi dans son opposition à la notion de la substance. A dater de la page 308, on trouve des considérations sur l'échelle des êtres et la mention d'une troisième métamorphose (troisième vie), opérée sous Tinflence de Tesprit divin. Ces considérations, qui avaient leur valeur avant la découverte des derniers écrits de M. de Biran, n'en ont plus maintenant, et tombent, de même que les pages qui les précédent, dans la catégorie des ébauches à laisser de côté.
XXXIV. — DISTINCTION DE l'aME SENSITIVE ET DE L*ES- PRIT, SELON VAN HELMONT. 1821 ?
jêcrit publié par M, Cousin, tome III^ pages 341 à 345,
En octobre 1819, M. de Biran fut très-vivement frappé des idées de Van Helmont. Le fragment actuel est postérieur à cette époque. Il a pour but de montrer que, en
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rétablissant entre la matière et l'esprit^ Tâme sensitive, Van Helmont a mieux expliqué l'homme que Descartes. Je crois pouvoir affirmer, d'après des indices de diverses natures, que ces pages ne sont autre chose que des feuilles égarées qui appartenaient au Journal intime, et dont la date doit être fixée après juin 4821.
XXXV. — NOTES SUR CERTAINS PASSAGES DE MALE- BRANCHE ET DE BOSSUET. 1823 ?
Écrit publié par M, Cousin^ tome III, pages 327 d 337.
Ce court écrit renferme la détermination du fait primitif. Insiste sur rimmédiation deTeffort et du mouvement, et marque la ligne de démarcation entre le désir et la volonté. Cest un morceau utile à conserver, et qui doit être considéré comme un fragment de Touvrage N'» XXXVIII, dans lequel il trouve sa place naturelle.
XXXVI. — CONSIDÉRATIONS SUR LES PRINCIPES d'UNE DIVISION DES FAITS PSYCHOLOG[QUES ET PHYSIOLOGI- QUES. 1823 ou 182Zi.
Rédaction publiée par M. Cousin^ tome III de soti édition, pages 139 d 293.
Le titre porte l'indication suivante : « à l'occasion du livre a de M. Bérarrl, intitulé : Doctrine des rapports du physi- « que et du moral, » Le livre de M. Bérard a paru à Paris, en 4823.
Ce long écrit a été publié par M. Cousin, d'après une
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copie (1) ; je n'ai retrouvé aucun fragment de la minute, n n'est pas achevé et présente deux lacunes (pages 149 et 454). On a de la peine à en saisir la marche générale; et il est au moins douteux que les feuilles, dont il a été composé, fissent partie d'un même tout, dans les vues de l'auteur, et se suivissent dans Tordre qui devait leur être assigné.
L'intention indiquée par le titre, et confirmée par le début de l'écrit, est d'établir, à l'occasion de l'ouvrage de M. Bérard, la ligne de démarcation entre les faits physiologiques d'une part, les faits intellectuels et moraux d'une autre.
Après l'exposition du but de l'ouvrage, on trouve des considérations étendues sur les bases des principaux systèmes de métaphysique. En examinant les théories de Descartes, Spinosa, Locke, Condillac, l'auteur rappelle sa propre doctrine sur l'elfort et la causalité, et met en saillie les abus de l'emploi fait par les philosophes de la notion de substance. Dans cet exposé, le but annoncé disparaît entièrement, ou se voile tout au moins sous des développements qui ne le concernent que d'une manière fort indirecte. Vient enfin une dissertation sur la nature des sensations et les indices d'un état purement afî'ectif, et, en dernier lieu, la phrase suivante qui semble destinée à amener une seconde partie qui fait défaut. «Il faut aller chercher hors de « la sensation, hors de tout ce qui est passion animale, le <( vrai principe de l'intelligence ou l'organe (2) de la con- (( naissance humaine. »
M. Cousin a porté deux jugements divers sur la nature des Considérations. Dans l'inventaire de 1825, il indique ce écrit comme un fragment de l'ouvrage dans lequel M. de Biran, à la fin de sa vie, travaillait à refondre les mémoires couronnés à Berlin et à Copenhague (3). Dans son avant-
(1) OEuvrrs philosophiques de M. de Biran, tome IV. Préface de l'éditeur, page m, lome I. Avant-propos, paj!;e vir.
(2) Je transcris fidùleincni le. texte imprimé, bien qu'il me paraisse certain qu'au lieu d'organe^ il faut lire origine.
{^) Œuvres philosoiihi'iucs de M. de Birun^ tome IV. Préfàre de l'cCMteur, page m.
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propos de 1841, il le tient pour être, au fond et dans sa plus grande partie, le mémoire même adressé à l'Académie de Copenhague (1), et suppose que le commencement où il est question du livre de M. Bérard, a été ajouté après coup à une rédaction antérieure.
La deuxième hypothèse tombe, quant à sa partie principale, en présence des documents, le vrai mémoire de Copenhague étant retrouvé. Il reste toutefois deux opinions possibles entre lesquelles je ne saurais prononcer qu'avec un reste d'hésitation , n'ayant sous les yeux que le texte imprimé.
La première opinion consiste à admettre que les Considérations sont une rédaction rapide, entreprise effectivement à l'occasion du livre de M. Bérard, et abandonnée avant sa fm. Une telle rédaction n'aurait demandé que peu de jours, vu la facilité avec laquelle l'auteur jetait ses idées sur le papier , et la circonstance que nombres de pages sont de simples citations, ou ont été transcrites d'ouvrages antérieurs (2). Les arguments qu'on peut élever contre cette manière de voir sont : que, passé les premières pages , il n'est plus fait mention de M. Bérard, et que, d'un autre côté, il existe dans les manuscrits inédits, des feuilles relatives à M. Bérard, qui ne se retrouvent pas dans l'imprimé.
Cette dernière circonstance, qui confirme les autres preuves d'un désordre dans le manuscrit, peut conduire à la deuxième opinion qui consiste à admettre que les Considérations se composent de feuilles simplement juxtaposées. Quelques-unes de ces feuilles appartiendraient à un examen des doctrines de M. Bérard, examen qui n'aurait pas été terminé, dont une faible partie reste inédite dans les
(1) Œuvres philosophiques de M. de Biran, tome I. Avant-propos, pages VII, VIII, IX.
(2) Les pages 263 à 293 ne contiennent guère que des citations de Buffon et de Bossuet; les pages 242 à 25/i sont transcrites du mémoire sur les Perceptions obscures: les pages 23/i à 239, du mt^moire surlàXJfcomposidon de la pensée.
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manuscrits, et qui est sans valeur dans l'état où il se trouve. Les autres feuilles , que leur contenu conduit à rapporter à la dernière période de la vie de l'auteur, seraient des fragments de la grande rédaction N** XXXVIlï. S'il en est ainsi, les Comidérations renferment une partie du dernier travail de M. de Biran, conformément au premier avis de M. Cousin, et les lignes relatives à M. Bérard ont été ajoutées après coup, conformément à sa deuxième opinion, mais ajoutées fortuitement et par une main autre que celle de l'auteur , ainsi qu'il sera expliqué à propos du manuscrit suivant.
Je m'arrête à cette manière de voir , jusqu'à meilleures informations, et considère cet écrit comme devant être "décomposé , une partie étant classée parmi les ébauches à négliger, l'autre devant être reliée aux Nouveaux Essais d'Anthropologie, comme complément du texte contenu dans les présents volumes.