CONCLUSION
Les quatre systèmes qui viennent d'être passés en
du manuscrit, mais seulement dans des notes fort succinctes qui sont ici transcrites presque en entier.
(1) Cette conclusion a été formée de matériaux pris à la fin des sections n et m.
RÉSUMÉ. Zl75
revue offrent les progrès successifs par lesquels l'homme arrive à prendre possession de sa nature intellectuelle.
Ils résultent des combinaisons variables de deux puissances unies, bien qu'hétérogènes de leur nature et intransformables l'une dans l'autre; ils représentent, non des abstractions logiques, mais des faits positifs de notre nature.
Dans le système affectif, l'homme, réduit à l'animalité, vit, mais d'une vie sans conscience et sans volonté.
Dans le système sensitif, il connaît ses modifications, qu'il attribue à des causes étrangères indéterminées, et agit sous l'empire exclusif de ces modifications.
Dans le système peireptif, il arrive à la connaissance distincte des objets, et juge de leurs rapports, mais de ceux de ces rapports seulement qui sont inhérents aux modifications comparées et variables comme elle. La liberté naît de l'opposition qui existe entre les émotions et les sentiments, et de la possibilité du choix qui résulte de cette opposition.
Dans le système réflexif 'enfin, l'homme apprend ce qu'il est indépendamment des autres êtres, et ce que les autres êtres sont indépendamment de lui. La liberté morale trouve son complément dans la prédétermination. La science et la moralité s'identifient dans la faculté de réflexion, leur source commune.
Le premier système représente l'état de pure animalité; le deuxième représente l'état d'enfance pendant lequel l'homme n'est conduit que par les sen-
salions, le troisième représente la jeunesse, l'âge de l'imagination, des beaux-arts, des sciences naturelles et synoptiques, le quatrième enfin représente l'âge mûr, qui est celui de la philosophie et des sciences de réflexion.