SA VIE ET SES ŒUVRES
Que ces veis où Motin se morfond et nous glace. (BoiLEAU, Aitpoit., ch. IV.)
SI nous avons choisi cette épigraphe, ce n'est évidemment pas pour donner au lecteur un avant-goût des compositions de notre poète, mais bien pour protester tout d'abord contre une erreur littéraire du grand satirique qui en a déjà commis bien d'autres, à tel point que sa réputation d'infaillibilité, comme critique, commence à en être singulièrement ébranlée.
Je me suis toujours demandé (et cette recherche, si elle se généralisait, ne laisserait pas que d'être piquante; comment Boileau procédait à l'examen des victimes qu'il citait à son tribunal, puis à leur jugement, et enfin à leur exécution. Certes l'affaire ne devait pas traîner en longueur : quelques pièces lui suffisaient pour qu'il se crût amplement éclairé ; et Motin. a