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qu'anoblissaient les fonctions municipales, aux termes de lettres patentes de Louis XI, reconnaissant ainsi la fidélité de la vieille ville à la fortune de Charles VII, le petit roi de Bourges. Parmi les noms des deux cent trente-six notables qui signèrent, le i8 mai i$68^ une convention pariaquelle ils s'engageaient à s'unir pour la défense de l'Église catholique, je trouve un sieur Motin , probablement le père de notre poète : ce qui me confirme dans cette supposition, c'est que les noms de ses cosignataires sont reproduits en partie dans les œuvres manuscrites de Moiin, devenu le camarade et l'ami des enfants de ces mêmes personnages.
L'éducation et l'instruction de Motin furent également soignées. En même temps qu'il apprenait l'escrime et l'équitation, comme s'il eût été gentilhomme, il suivait les cours de la célèbre université de Bourges. Cette université, fondée en 1466, comprenait cinq facultés : le droit civil, le droit canon, la théologie, la médecine et les arts ; l'illustre Cujas y fut appelé en 1554. Motin, qui paraît avoir étudié plus spécialement le droit, eut Cujas comme professeur, et, par reconnaissance pour son ancien maître, en 1590, il composa son ro/n/^f.u;, pièce que nous trouvons dans ses œuvres de jeunesse.
Motin, digne fils du signataire du traité d'U-