‹ Œuvres inéditesChapitre 10 sur 63 · SA VIE ET SES ŒUVRES IX · texte numérisé non relu

SA VIE ET SES ŒUVRES IX

nion, était un intrépide ligueur. Bien que le parti des politiques fût dissous depuis 1 576, il restait encore un certain nombre de ces sages et prudents citoyens, les modérés du temps, dont Henri IV devait plus tard être le représentant autorisé. Mais alors ils étaient en butte à la risée publique. Wotin ne les épargne pas.

Cependant la Ligue elle-même ou Sainte- Union, fondée en 1 5 77, se maintenait difficilement à Bourges. Vers 1 589, la ville était partagée entre deux factions : l'une, représentée par M. de La Châtre, tenait pour les Guises; l'autre, avec M. de La Grange, était dévouée au roi. Un des points les plus fortifiés de Bourges, la Grosse-Tour, était occupé par les Ligueurs ; et certain jour, s'il faut en croire notre poète, on lui prêta, bien qu'il appartînt à l'Union, de sinistres projets contre cette position formidable.

Aussi bien plaisantait-il : car, depuis quelque temps, ses opinions politiques étaient singulièrement battues en brèche par l'amour.

Il s'était épris de la fille d'un échevin de Bourges, Ml'e de La Croix, dont il célèbre la beauté avec cet enthousiasme qui n'appartient qu'aux jeunes cœurs. Il a bien quelques attentions délicates pour ses deux cousines Marguerite, pour sa commère Jeanne, pour Catherine Genthon, pour Madeleine Maréchal, etc., etc.; mais son véritable culte est tout

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