‹ Œuvres inédites. Publiées d'après les manuscrits originauxChapitre 10 sur 84 · PREFACE XXXII · texte numérisé non relu

PREFACE XXXII

ments de Tcrrc-Sainle, de Syrie, de Chypre et de Palestine, de Haute et Basse Egypte, qu'il avait dû feuilleter amoureusement dans les portefeuilles de quelque bibliothèque. Je crois utile de la citer également : rien de ce qui nous vient d'un tel homme n'est négligeable. Il est bien évident, d'autre part, que ces titres de gravures ou de dessins auxquels il a ajouté sûrement des appréciations et des épithètes, représentaient à ses yeux autant d'impressions de nature et d'art qu'il tenait à évoquer et à exploiter parla suite. On notera avec quelque surprise le grand nombre des paysages et souvenirs relatifs aux commencements du christianisme. Mais si l'on se reporte aux pages qui figurent plus loin sur le même sujet, on cessera peut-être de s'étonner. Les problèmes de l'histoire religieuse n'ont cessé de préoccuper le poète, et nous savions déjà par Suzanne qu'il n'était pas insensible aux charmes des récits bibliques. Plusieurs signes conventionnels ont été placés par André lui-même en face de certains articles : il semble qu'on ne puisse les expliquer qu'à l'aide de conjectures qu'il vaut mieux écarter pour l'instant.

Désormais, l'ensemble des inedita d'André Chénier sera connu entièrement. Il n'est guère probable, en effet, que l'avenir nous réserve quelque nouvelle surprise à leur sujet. Les renseignements qui m'ont été fournis tout récemment permettent de supposer que les manuscrits soustraits, pendant l'invasion de 1870-1871, à la Valléeaux-Loups, au hameau d'Aulnay, n'offrent peut-être ni l'importance ni l'intérêt qu'on a pu l^ur attribuer précédemment. Certes, ces originaux mystérieux seraient toujours les bienvenus s'ils reparaissaient à la lumière

XL PREFACE

du jour, mais il semble aujourd'hui plus plausible d'admettre qu'ils n'apporteraient que des textes déjà connus. Tout au plus permettraient-ils de vérifier ou de corriger quelques-uns des poèmes publiés à l'origine par H. de Latouche. Après cela, je souhaite sincèrement que le petit rouleau d'autographes, longtemps conservé sous le globe d'une pendule de l'ermitage d'Aulnay, et aussi les feuillets places par Latouche entre les pages de son édition princeps des Poésies d'André, viennent, quelque jour, démentir cette hypothèse.

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