L HISTOIRE DU CHRISTIANISME
On a accepté la proposition qu'a faite M. d'Épré- si,^ i.\ mesnil* d'établir la certitude de la résurrection de résurrkct.un Jésus-Christ sur toutes les preuves que l'on peut demander pour établir un fait quelconque. On ne (° !^s. s'est point engagé dans ce défi par envie d'étaler de l'esprit ni de l'érudition, mais seulement pour s'éclairer et s'instruire par une discussion paisible et utile. On exposera les principes que Ton admet et les raisons que l'on a de douter ou de croire, avec méthode et brièveté ; et Ton ne cherchera d'autre éloquence que celle qui naît de la clarté, de la simplicité, de la précision et de la justesse des termes.
Pour qu'un fait soit prouvé, c'est-à-dire pour qu'aucun homme raisonnable ne puisse raisonnablement se refuser à le croire, il faut :
i" Que ce fait ne soit point contraire à l'ordre des choses naturelles; car si un fait est «bsurde, c'està-dire contraireà l'ordre des choses naturelles, toutes