I. Ou C exprime . Ms. explime
armes. Ennius ou Paciivius en avait fait une tragédie latine : Armorum judi ci um. Y arr on ai\ ait donné le même titre à une de ses Ménippées. Ces tragédies grecques et le cycle épique d'oii elles étaient tirées ont été la source du beau morceau d'Ovide. César Auguste avait travaillé à une tragédie d'Ajax, qu'il avait ensuite effacée avec l'éponge, et ses amis lui demandant oii en était son Ajax. « Il est tombé sur V éponge », dit-il.
f» 17O. V. V. 881 et suiv. [des Acharniens\. — Le changement notable de style, le ton plaisamment emphatique et solennel de ces apostrophes, la tournure des phrases et le choix des expressions, ne permettent pas de douter que ces i[\ vers ne soient une parodie de quelque morceau tragique. Cela est certain pour le 883" vers, dont le scholiaste a conservé l'original d'Eschyle. Mais il est évident que tout le reste est du même genre. Si nous ne trouvons pas dans les scholies tous les morceaux tragiques qu'il est probable que le comique a parodiés, c'est que nous n'avons pas tous les scholiastes et qu'euxmêmes n'avaient pas toutes les tragédies antiques .
f" 2 53. VI. A p (0(7 1 (7. 01 yuai, campagnes labourables, employé par Sophocle pour désigner une femme qu'on peut épouser ; lorsque dans l'ylAi/i^o/^e, Créon répond à Ismène qui lui dit : Ferez-vous périr la femme de votre fils.^^ oL^bifji^m yap yocTepcov et/rtv yuai.
f« 25Z,. VII. Bacileta /.a t Tu pavviç; beaucoup de gens croient que ces distinctions sont modernes, et que les Grecs confondaient tout cela. Leur erreur est
NOTES PHILOLOGIQUES ET LITTÉRAIRES 2o3
démentie par mille auteurs, et notamment par ces définitions que Xénophon attribue à Socrate : pac- Xeio-v et >tat Tupavvtf^a... otaçeps'.v a7;*X7i>.wv evo[/.t^e • t'/jv t/.£v vap exovTwv Te twv avÔpwTTwv x.xt /tara voaou; twv T'-Aewv apy7)v, PaTiT^eiav 7}YetTo, ttiv àe axovTtov t£ xat AT) xara vojy-ouç, a>^7. ' otto); o ocpywv ^ouIoito, T'jpavvt^a, xat oTTou [/.ev ex twv Ta vow,t{/,a eTTiTeXouvTwv ai y.pyat xx6icTavTai, Tai>T7)v ty<v roXeiav aptGTOxpaTtav ivoaiÇev etvai (il serait décapité à Paris, comme il but la ciguë à Athènes), ottou ^'ex TijxTifjLaTwv, irT^o'jToxpa- Tiav* 07701) (^'ex TravTwv, (^'/;aoxpaTiav,
VIII. Beauté, chose relative suivant ces vers ingé- f" ^54. nieux et élégants du Sicilien philosophe et poète comique Epicharme, conservés par Diogène Laërce, 1. 3, 16 :
0aup.aGTOv o'j<^ev ctti |7-e TauT* outco Xeyetv, Kai av^avetv auTotaiv auToix;, xai ^oxeiv KaXtoç xecpuevai, xat yap oc xutov xuvi KaT.'XiTTOv etaev (patveTat, xai fiou; pot, Ovoç ^'ovw xa>.>^iGTOv e(7Ttv, u; ^'ui.
Davies qui a cité ces vers dans ses notes sur Cicéron, De la nature des Dieux, 1. i, p. 63, a fort bien corrigé au 3*" vers re<puxevat en 7re(puevat, mais il a laissé beaucoup d'autres choses à faire pour qu'ils soient lus tels que le poète les avait écrits. Au premier vers et au dernier, le dialecte dorique des Siciliens veut qu'on lise evTi au lieu d'ecn. Au même premier vers, il faut supprimer le pronom
2o4 ANDRÉ CHÉNIER
[y.e qui met un anapa3sta au quatrième pied, et dont l'absence laisse le sens dans son entier. Au 2^ vers, la syllabe xai, suivie d'une voyelle, n'aurait pas été tolérée sur la scène attique, et je doute bien fort qu'elle le fût sur la scène dorique sicilienne. On pourrait lire, au lieu de xai, vi^' av^avsiv, mais je soupçonne qu'il pouvait y avoir un autre vers ^ moins connu, dont av^aveiv est l'explication. Au même vers, le dialecte veut auTtoç pour aurou;, à ce que je crois, au 4^ vers, eifxev pour eivai est bien dorique, mais je croirais qu'Epicharme a écrit Tity-sç ; il écrivait dans l'ancien dorique plus âpre que celui des poètes bucoliques, quoique le même mot -^ojJ'-e; soit dans Théocrite.
1° q37. IX. Bled. Il croît naturellement et de lui-même dans la Tartarie moscovite, aussi bien que l'orge. Le seigle de même dans la Sibérie, aussi bien que le houblon, l'armoise, l'épinard, légumes inconnus aux Anciens. Gela fait croire à Linné que la Sibérie est la mère des hommes.
Bailly, Lettres sur les Sciences, p. 287.
X. Bailly. Ce savant homme n'admet que deux éléments, le feu et la terre, deux principes, le mouvement et le repos. Ibid., p. Sg.
XL Callimaqiie
i» 2 55 vo. Il avait écrit en vers dans toute sorte de mètres, et en prose sur tous les sujets. Tous les lecteurs qui