‹ Œuvres inéditesChapitre 38 sur 57 · UN ORAGE · texte numérisé non relu

UN ORAGE

(fragment sans titre)

I quelque orage s'élevait pendant qu'il se trouvait à son observatoire , il bravait volontiers la pluie et la ^rêle pour en observer les progrès. Est-il en elfet de spectacle plus imposant et plus sublime, plus fait pour frapper l'imagination que cjlui de l'Océan soulevé par la tempêie? Un ciel orageux que la foudre sillonne de toutes parts, l'obscurité croissante, l'aspect des grandes vagues qui se succédaient sans repos pour venir se briser à ses pieds, les éclats de la foudre qui sillonnaient les sombres nuages, lui faisaient éprouver une sorte de terreur religieuse pleine de charme pour lui. Son âme s'élevant alors jusqu'à l'auteur de ces terribles phénomènes du ciel, était portée à croire que le tonnerre dont le bruit effrayant menace les hommes et les frappe rarement, est un avertissement salutaire, un écho de la voix de Dieu qui parle dans le ciel ; alors ses pensées se portaient sur la religion.

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