‹ ŒuvresChapitre 113 sur 148 · XV. De la Médisance · texte numérisé non relu

XV. De la Médisance

La médisance attaque comme il se pratique dans la guerre : premièrement , elle tire l'épée ouvertement contre ses ennemis : secondement, elle va par embûches : « La bouche de l'homme trompeur s'est ouverte pour me déchirer : « Os clolosi super me apertum est^ : troisièmement, elle assiège, elle empêche toutes les ouvertures de la justification; elle fait venir la calomnie de tant de côtés, que l'innocence assiégée ne peut se défendre : « Ils m'ont « comme assiégé par leurs discours remplis de hai- « ne : » Sermonibus odii circumdederunt tue^. Alors il n'y a de recours qu'à Dieu : «Ne vous tai- « sez pas, mon Dieu, sur le sujet de mon innoo cence : » Deus, laudem meam ne taciteris^.

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