‹ ŒuvresChapitre 17 sur 148 · P iiW. -«p · texte numérisé non relu

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HISTOIRE

la terre, et à rendre l'Église leur captive dans la discipline, dans la prédication de la parole, dans l'administration des sacrements, et dans la foi. Cependant M. Burnet ne trouve en lui qu'une tache remarquable " , qui est celle de son abjuration ; et pour le reste, il avoue seulement (encore en veutil douter) qu't/ a été peut-être unpeti trop soumis aux volontés de Henri VIU. Mais ailleurs, pour le justifier tout à fait, il assure que s'il eut de la complaisance pour Henri, ce Juttant que sa conscience le lui permit ». Sa concieuce lui permettait donc de casser deux mariages sur des prétextes notoirement faux , et qui n'avaient d'autre fondement que de nouvelles amours.^ Sa conscience lui permettait donc, étant luthérien, de souscrire à des articles de foi oii tout le luthéranisme était condamné, et où la masse, l'injuste objet de l'horreur de la nouvelle réforme , était approuvée.' Sa conscience lui permettait donc de la célébrer sans y croire, durant toute la vie de Henri; d'offrir à Dieu , même pour les morts , un sacrifice qu'il regardait comme une abomination ; de consacrer des prêtres, à qui il donnait le pouvoir de l'offrir; d'exiger de ceux qu'il faisait sous-diacres, selon la formule du Pontifical » auquel on n'avait encore osé toucher, la continence, à laquelle il ne se croyait pas obligé lui-même, puisqu'il était marié; de jurer l'obéissance au Pape, qu'il regardait comme l'Antéchrist; d'en recevoir des bulles, et de se faire instituer archevêque par son autorité; de prier les saints et d'encenser les images, quoique, selon les maximes des luthériens, tout cela ne fût autre chose qu'une idolâtrie ; enfin , de professer et de pratiquer tout ce qu'il croyait devoir ôter de la maison de Dieu , comme une exécration et un scandale ?

aiais c'est que « les réformateurs (ce sont les « paroles de M. Burnet) ne savaient pas encore * que ce fût absolument un péché , de retenir tous « ces abus . jusqu'à ce que l'occasion se présentât « de les abolir '. » Sans doute ils ne savaient pas que ce fût absolument uu péché que de changer selon leur pensée la cène de Jésus-Christ en un sacrilège, et de se souiller par l'idolâtrie.? Pour s'abstenir de ces choses, le commandement de Dieu ne suffisait pas, il fallait attendre que le roi et le parlement le voulussent?

On nous allègue Naaman, qui, obligé par sa charge de donner la main à son roi, ne voulait pas demeurer debout pendant que son maître fléchissait le genou dans le temple de Remmon 4; et on compare des actes de religion avec le devoir et la bienséance d'une charge séculière. On nous allègue les apôtres , qui , après l'abolition de la loi mosaïque, adoraient encore dans le temple, retenaient la circoncision, et offraient des sacrifices; et on compare des cérémonies que Dieu avait instituées, et qu'il fallait, comme disent tous les saints pères, ensevelir avec honneur, à des actes que l'on croit être d'une manifeste impiété. On nous allègue \^ mêmes apôtres, qui so faisaient tout à tous, et

< p. 60"5.— ' P. 523. - ' r. I , Préf. - < //'. Rcq. V, 18, 19.

les premiers chrétiens, qui ont adopté des cérémonies du paganisme. Mais si les premiers chréti»^'.v ont adopté des cérémonies indifférentes , s'ensi it-il qu'on en doive pratiquer qu'on croit pleines de i^^acrilége? Que la réforme est aveugle, qui, pour donner de l'horreur des pratiques de l'Église, les a pelle des idolâtries! qui, contraire à elle-même, lorsqu'il s'agit d'excuser les mêmes pratiques dans ses auteurs, les traite d'indifférentes, et fait voir plus clair que le jour, ou qu'elle se moque de tout l'univers en appelant idolâtrie ce qui ne l'est pas, ou que ceux qu'elle regarde comme ses héros sont les plus corrompus de tous les hommes! Mais Dieu a révélé leur hypocrisie par leur historien ; et c'est M. Burnet qui met leur honte en plein jour.

Au reste, si, pour convaincre la réformation prétendue par elle-même , je n'ai fait pour ainsi dire qu'abréger l'histoire de M. Burnet, et que j'aie reçu comme vrais les faits que j'ai rapportés; par là je ne prétends point accorder les autres, ni qu'il soit permis à M. Burnet de faire passer tout ce qu'il raconte, à la faveur des vérités désavantageuses à sa religion qu'il n'a pu nier. .le ne lui avouerai pas, par exemple, ce qu'il dit sans témoignage et sans preuve, que c'était une résolution prise entre François P" et Henri VUI de se sous^ traire de concert à l'obéissance du Pape , et de dianger la messe en une simple communion, c'està-dire, d'en supprimer l'oblation et le sacrifice *. On n'a jamais ouï parler en France de ce fait, avancé par M. Burnet. On ne sait non plus ce que veut dire cet historien , lorsqu'il assure que ce qui fit changer à François P' la résolution d'abolir la puissance des papes , c'e.^t que Clément VII « lui ac- « corda tant d'autorité sur tout le clergé de France, « que ce prince n'en eût pas eu davantage en créant « un patriarche ' ; » car ce n'est là qu'un discours en l'air, et une chose inconnue à notre histoire. M. Burnet ne sait pas mieux l'histoire de la religion protestante, lorsqu'il avance si hardiment, comme chose avouée entre les réformateurs, que les bonnes œuvres étaient indispensablement nécessaires pour le salut^i car il a .vu et il verra cette proposition» Les bom\es œuvres soiit nécessaires au salut , expressément condamnée parles luthériens dans leurs assemblées les plus solennelles 4. Je m'éloignerais trop de mon dessein, si je relevais les autres faits de cette nature : mais je ne puis m'empêcher d'avertir le monde du peu de croyance que inérite cet historien sur le sujet du concile de Trente, qu'il a parcouru si négligemment, qu'il n'a pas même pris garde au titre que ce concile a mis à la tête de ses décisions; puisqu'il lui reproche d'avoir usurpé le titre glorieux de très-saint concile œcuménique , représentant l'Église universelle ^ ; bien que cette qualité ne se trouve en aucun de ses décrets : chose peu importante en elle-même, puisque ce n'est pas cette expression qui constitue un concile ; mais enfin elle n'eût pas échappé à un

• I. part. Uv. II, p. 196. nid. liv. m, p. 467 — ' Ibid. p. 19«. — 3 1, part. liv. m, p. 392 , 393. — * Ci-dcssus , liv. v . et ci-apros, liv. vin. - ' H. part. — Uv. i,p. 2».

DES VAUIATIONS , LIT. VIF

homme qui aurait seulement ouvert le livre avec qi;elque attention.

On se doit di)nc bien garder de croire notre historien en ce qu'il prononce touchant ce concile sur la foi de Fra-1'aolo, qui n'en est pas tant l'historien que l'ennemi déclaré. M. Burnet fait semblant de croire que cet auteur doit être pour les catholiques au-dessus de tout reproche , parce qu'il est lie leur parti • ; et c'est le commun artifice de tous les- protestants. Mais ils savent bien en leur conscience que ce Fra-Paolo, qui faisait semblant d'être des nôtres, n'était en effet qu'un protestant habillé en moine. Personne ne le connaît mieux que M. Burnet, qui nous le vante. Lui, qui le donne dans son histoire de la réformation pour un auteur de notre parti , nous le fait voir, dans un autre livre qu'on vient de traduire en notre langue, comme un protestant caché, qui regardait la liturgie anglicane comme son modèle ' ; qui , à l'occasion des troubles arrivés entre Paul V et la république de Venise, ne travaillait qu'à porter cette république à î<nee/i^/è/"e séparation, non-seulement de la cour, mais encore de l'Église de Rome; qui se croyait dans une Église corrompue et dans une communion idolâtre, où il ne laissait pas de demeurer; qui écoutait les confessions, qui disait la messe, et adoucissait les reproches de sa conscience en omettant une grande partie du canon, et en gardant le silence dans les parties de l'office qui étaient contre sa conscience. Voilà ce qu'écrit M. Burnet dans la Vie de Guillaume Bedell , évoque protestant de Kilmore en Irlande, qui s'était trouvé à Venise daiis le temps du démêlé, et à qui Fra-Paolo avait ouvert son coeur. Je n'ai pas besoin de parler des lettres de cet auteur, toutes protestantes, qu'on avait dans toutes les bibliothèques, et que Genève a enfin rendues publiques. Je ne parle à M. Burnet que de ce qu'il écrivait lui-même [)endantqu'il comptait parmi nos auteurs Fra-Paolo, protestant sous un froc, qui disait la messe sans y croire, et qui demeurait dans une Église dont le culte lui paraissait une idolâtrie.

Mais ce que je lui pardonne le moins, c'est ces images ingénieuses qu'il nous trace, à l'exemple de Fra-Paolo, et avec aussi peu de vérité, des anciens dogmes de l'Église. Il est vrai que cette invention est aussi commode qu'agréable. Au milieu de son récit, un adroit historien fait couler tout ce qu'il lui plaît de l'antiquité, et nous en fait un plan à sa mode. Sous prétexte qu'un historien ne doit ni entrer en preuve, ni faire le docteur, on se contente d'avancer des faits qu'on croit favorables à sa religion. On veut se moquer du culte des images ou des reliques, ou de l'autorité du Pape, ou de la prière pour les morts , ou même, pour ne rien omettre, du pallium : on donne à ces pratiques telle forme et telle date qu'on veut- On dit par exemple que \e pallium, honneur chimérique, est de l'invention de taschal II ^, quoiqu'on le trouve cinq cents ans devant les lettres du pape Vigile et

' I. part. Préf. — ' Fie de Gulll. Bedell ^ iv. de Kilmore, en

de saint Grégoire. I^ crédule lecteur, qui trouve une histoire toute parée de ces réflexions , et qui voit partout, dans un ouvrage dont le caractère doit être la sincérité, un abrégé des antiquités de plusieurs siècles, sans songer que l'auteur lui donne ou ses préventions ou ses conjectures pour des vérités constantes, en admire l'érudition conune les tours agréables, et croit être à l'origine des choses. Mais il n'est pas juste que M. Burnet, sous le litre insinuant d'historien , décide ainsi des aniiquitéG, ni que Fra-Paolo, qu'il a imité, acquière lo droit de faire croire tout ce qu'il voudra de notre religion, à cause que sous un froc il cachait un cœur calviniste, et qu'il travaillait sourdemeiiL a décréditer la messe qu'il disait tous les jours.

Qu'on ne croie donc plus M. Burnet en ce qu'il dit sur les dogmes de l'Église, qu'il tourne tout à contre-sens. Soit qu'il parle par lui-même , ou qu'il introduise dans son histoire quelqu'un qui parle contre notre doctrine , il a toujours un dessein secret de la décrier. Peut-onsouffrir son Cranmer, lorsque, abusant d'un traité que Gerson a fait de auferihïlitate Papx, il en conclut que, selon ce docteur, on, peut fort bien se passer du Pape*? au lieu qu'il veut dire seulement , comme la suite de cet ouvrage le montre d'une manière à ne laisser aucun doute», qu'on peut déposer le Pape en certains cas. Quand, on raconte sérieusement de pareilles choses, oa veut amuser le monde, et on s'ôte toute croyance parmi les gens sérieux..

Mais l'endroit où notre historien a épuisé toutes ses adresses , et usé pour ainsi dire toutes ses plus belles couleurs, est celui du célibat des ecclésiastiques. Je ne prétends pas discuter ce qu'il, en. dit. sous le nom de Cranmer ou de lui-même». Ou peut juger de ses remarques sur l'antiquité par celles qu'il fait sur le Pontifical romain, dont on avouera bien que les sentiments sur le célibat ne sont pas obscurs. « On considérait, dit-iP, que l'engage- « ment où entrent les gens d'église , suivant les céré- « monios du Pontifical romain, n'emporte pas né- « cessairenient le célibat. Celui qui confère les ordres « demande à celui qui les reçoit, s'/Zjoro;ne/ de vi- « V7'e dans la chasteté et dans la sobriété : à quoi le « sous-diacre répond : Je le promets. » M. Burnet conclut de ces paroles, qu'on n'obligeait qu'à la chasteté qui « se trouve parmi les gens maries , de tt mêmeque parmi ceuxquinele sont.pas. « .Mais l'illusion est trop grossière pour être soufferte. Les paroles qu'il rapporte ne se disent pas dans Tordinatioa du sous-diacre , mais dans celle de l'évêque ■i. Et dans cell&du sous-diacre on arrête celui qui se présente à cet ordre, pour lui déclarer que jusqu'alors il a été Ubre ; mais que s'il passe pUis avant , il faudra garder la chasteté^. M. Burnet dira-t-il encore que la chasteté dont il est ici question est celle qu'on garde dans le mariage, et qui nous apprend à nous abstenir de tous les plaisi7-s illicites ? Est-ce donc qu'il fallait attendre le sous-diaconat pour entrer

> I. part. liv. Il , p. 251. — ' Ihid. liv. m , p. 353.-3 n. part, liv. 1, p. 138. — * Pont. Rom. m Cous. Episc. — ' Pont À-"-». in Qrdin. Subdiac.

HISTOIRE

dans cette obligation? Et qui ne reconnaît ici cette profession de la continence imposée, selon les anciens canons , aux principaux clercs , dès le tenips qu'on les élève au sous-diaconat?

M. Burnet répond encore que , sans s'arrêter au Pontilical, les prêtres anglais qui se marièrent du ♦emps d'Edouard avaient été ordonnés sans qu'on itur en eût fait la demande, et par conséquent sans en avoir fait le vœu '.Mais le contraire paraît par luimême; puisqu'il a reconnu que du temps de Henri yill on ne retrancha rien dans les rituels, ni dans les autres livres d'offices , si ce n'est quelques prières outrées qu'on y adressait aux saints, ou quelque autre chose peu importante; et on voit bien que ce prince n'avait garde de retrancher dans l'ordination la profession de la continence, lui qui a défendu de la violer, premièrement sous peine de mort, et lorsqu'il s'est le plus relâché, sous peine de confiscation de tous bierts ». C'est aussi pour cette raison que Craniuer n'osa jamais déclarer son mariage durant la vie de Henri , et il lui fallut ajouter à un mariage défendu la honte de la clandestinité.

Jfe ne m'étonne donc plus que, sous un tel archevêque, on ait méprisé la doctrine de ses saints prédécesseurs, d'un saint Dunstan, d'un Lanfranc, d'un saint Anselme, dont les vertus admirables, et en particulier la continence, ont été l'honneur de l'Église. Je ne m'étonne pas qu'on ait effacé du nombre des saints un saint Thomas de Cantorbéri, dont la vie était la condamnation de Thomas Cranmer. Saint Thomas de Cantorbéri résista aux rois iniques; Thomas Cranmer leur prostitua sa conscience , el flatta leurs passions. L'un banni , privé de ses biens , persécuté dans les siens et dans sa propre personne, et affligé en toutes manières , acheta la liberté glorieuse de dire la vérité comme il la croyait , par un inépris courageux de la vie et de toutes ses commodités : l'autre, pour plaire à son prince, a passé sa vie dans une honteuse dissimulation, et n'a cessé d'agir en tout contre sa croyance. L'un combattit jusqu'au sang pour les moindres droits de l'Église ; et en soutenant ses prérogatives , tant celles que Jésus-Christ lui avait acquises par son sang, que celles que les rois pieux lui avaient données, il défendit jusqu'auxdehorsde cette sainte cité : l'autre en livra aux rois de la terre le dépôt le plus intime, la parole, le culte, les sacrements, les clefs, l'autorité, les censures , la foi même : tout enfin est mis sous le joug ; et toute la puissance ecclésiastique étant réunie au trône royal , l'Église n'a plus de force qu'autant qu'il plaît au siècle. L'un enfin , toujours intrépide et toujours pieux pendantsavie, lefut encore plus à la dernière heure : l'autre , toujours foible et toujours tremblant, l'a été plus que jamais dans les approches de la mort; et à l'âge de soixante-deux ans il a sacrifié à nn misérable reste de vie sa foi et sa conscience. Aussi n'a-t-il laissé qu'un nom odieux , parmi les liommes ; et, pour l'excuser dans sonparti même , on n'a qne des tours ingénieux que les faits démentent : niais la gloire de saint Thomas de

»I|. pari, lib i , p. lo9. - ' Ibid liv. m, p. 386.

Cantorbéri vivra autant que l'Église ; et ses vertu», que la France et l'Angleterre ont révérées comme à l'envi , ne seront jamais oubliées. Plus la cause que ce saint martyr soutenait a paru douteuse et équivoque aux politiques et aux mondains, plus la divine puissance's'est déclarée d'en haut en sa faveur, par les châtiments terribles qu'elle exerça sur Henri 11, qui avait persécuté le saint prélat ; par la pénitence exemplaire de ce prince, qui seul put apaiser l'ire de Dieu ; et par des miracles d'un si grand éclat , qu'ils attirèrent non-seulement les rois d'Angleterre, mais encore les rois de France, à son tombeau : miracles d'ailleurs si continuels, et si attestés par le concours unanime de tous les écrivains du temps, que pour les révoquer en doute il faut rejeter toutes les histoires. Cependant la réformation anglicane a rayé un si grand homme du nombre des saints. Mais elle a porté bien plus haut ses attentats : il faut qu'elle dégrade tous les saints qu'elle a eus depuis qu'elle a été chrétienne. Bède, son vénérable historien, ne lui' a conté que des fables, ou en tout cas des histoires peu prisées , quand il lui a raconté les merveilles de sa conversion, et la sainteté de ses pasteurs, de ses rois, et de ses religieux. Le moine saint Augustin, qui lui a porté l'Évangile, et le pape saint Grégoire , qui l'a envoyé , ne se sauvent pas des mains de la réforme : elle les attaque par ses écrits. Si nous l'en croyons, la mission des saints qui ont fondé l'Église anglicane est l'ouvrage de l'ambition et de la politiquedes papes ; et en convertissant les Anglais, saint. Grégoire , un pape si humble et si safnt, a prétendu les assujettir à son siège plutôt qu'à Jésus-Christ'. Voilà ce qu'on publie en Angleterre; et sa réformation s'établit en foulant aux pieds, jusque dans la source, tout le christianisme de la nation. Mais une nation si savante ne ; demeurera pas longtemps dans cet éblouissement : le respect qu'elle conserve pour les Pères , et ses curieuses et continuelles recherches sur l'antiquité , la ramèneront à la doctrine des premiers siècles, i Je ne puis croirequ'elle persiste dans la haine qu'elle a conçue contre la chaire de saint Pierre , d'où elle a reçu le christianisme. Dieu travaille trop puissamment à son salut en lui donnant un roi incomparable en courage comme en piété. Enfin les temps de vengeance et d'illusion passeront, et Dieu écoutera les gémissements de ses saints.

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