I. Cor. XIV
— 5 Matth. X, 2. — î Mare.
SUR LES PROMESSES DE L'ÉGLISE
compter parmi cos coutumes ce qu'elle a accoutumé de croire.
Loin que la saine doctrine soit capable d'être affaiblie par les nouveautés, au contraire la contradiction des novateurs la fortifie et l'épure. Écoutons saint Augustin ' : « Plusieurs choses étaient cachées « dans les Écritures : les hérétiques séparés de l'É- « giise l'ont agitée par des questions : ce qui était « caché s'est découvert, et on a mieux entendu la « véritédeDieu...Ceuxqui pouvaient lemieuxexpli- « quer les Écritures, ne donnaient point de résolu- « tien aux questions ditTiciles, pendant qu'il ne s'é- " levait aucun calomniateur qui les pressât. On n'a • point traité parfaitement de la Trinité avant les y- clameurs des ariens ; ni de la pénitence , avant que « les novatiens s'élevassent contre ; ni de l'efficace « du baptême , avant nos rebaptisateurs. On n'a pas n même traite avec la dernière exactitude les choses « qui se disaient de l'unité du corps de Jésus-Christ, « avant que la séparation qui mettait les faibles en « péril obligeât ceux qui savaient ces vérités à les a traiter plus à fond, et à éclaircir entièrement toutes « les obscurités de l'Écriture. Ainsi, dit saint Augus- « tin, loinqueles erreurs aient nui à l'Église catholi- « que, les hérétiques l'ont affermie, et ceux qui pen- « saient mal ont fait connaître ceux qui pensaient « bien. On a entendu ce qu'on croyait avec piété, » et la vérité s'est déclarée de plus en pîus.
Il se faut donc bien garder de croire que les erreurs quelles qu'elles soient puissent détruire l'Église et en interrompre la suite : elles y viennent pour la réveiller, et faire qu'elle entende mieux ce qu'elle croyait.
Par cette sainte doctrine , toute question dans l'Église se réduit toujours, contre tous les hérétiques , à un fait précis et notoire : Que croyait-on quand vous êtes venus? Il n'y eut jamais d'hérésie qui n'ait trouve l'Église actuellement en possession de la doctrine contraire. C'est un fait constant, public, universel, et sans exception. Ainsi, la décision a été aisée; il n'y a qu'à voir en quelle foi on était quand les hérétiques ont paru, en quelle foi ils avaient été élevés eux-mêmes dans l'Église, et à prononcer leur condamnation sur ce fait, qui ne pouvait être caché ni douteux. Demandez à Luther lui-même comment, par exemple, il disait la messe, avant qu'il se prétendit plus illuminé. Il vous répondra qu'il la disait comme on la disait, comme on la dit encore dans l'Église catholique . et la disait dans la foi commune de toute l'Église. Voilà sa condamnation prononcée par sa propre bouche : s'il s'est cru contraint à changer ce qu'il a trouvé établi , c'est là son crime et son attentat, qu'il a voulu appeler nouvelle lumière. Il en est de même des autres errants dans tous les autres articles. Ils ont tous voulu , non pas éclaircir ce que l'Église savait, mais savoir autre chose qu'elle : il n'y a point à hésiter sur la décision.
Mais pourquoi donc faire tant de livres contre les hérésies.' Saint Augustin vient de vous 1« dire si clairement: vous l'avez ouï : Si vous 7ie croyez pas,
' In Ps. Liv ,11" ■22; t. iv , col. 513. BOSSrer TOME If,
vows n'entendrez pas, disait le prophète', selon l'ancienne version des Septante : IS'isicrediderUis, non intelligetis : d'où saint Augustin tirait cette conséquence évidente par elle-même : Le commencement de l'intelligence , c'est la foi ; le fruit de la foi , c'est rintelligence : Iniliicm sapientiœ fides : fidei Jructus intellectus. Voilà toute l'économie de la doctrine parmi les fidèles. On croit sur la foi de l'Église : on entend par les explications plus particulières des saints docteurs. Vous voyiez baptiser les petits enfants, et vous croyiez en simplicité qu'ils étaient pécheurs, puisqu'on leur donnait par le baptême la rémission des péchés. Une hérésie vient contester cette vérité : alors vous développez plus clairement la doctrine de saint Paul sur les deux A dams, le premier et le second; les paraboles de Jésus-Christ sur la renaissance, et toute la suite des mystères. Le baptême donné en égalité au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, faisait adorer un seul Dieu en trois personnes : Jésus-Christ était appelé le Fils unique : c'en était assez pour établir la foi. Quand les ariens ont voulu embrouiller cette matière , il a fallu, pour l'expliquer dans toute son étendue, détailler, pour ainsi parler, la théologie de saint Jean ; les paroles de Jésus-Christ même, sur son éternelle naissance ; et la source de l'unité dans la procession des trois divines Personnes. En un mot, vous aviez dans le Symbole un abrégé des articles, qui, proposé par l'Église, vous ôtait le doute. Les hérésie» sont venues, pour donner lieu à déplus amples explications ; et de la foi simple , on vous a mené à la plus parfaite intelligence qu'on puisse avoir en cette , vie. Ainsi l'Église sait toujours toute vérité dans le fond : elle apprend par les hérésies , comme disait le célèbre Vincent de Lérins , à l'exposer avec plus d'ordre, avec plus de distinction et de clarté. Mais que sert , direz-vous, cette intelligence à celui qui croit déjàen simplicité? Beaucoup en toute manière: Dieu veut que vous remarquiez tous les progrès de la vérité dans votre esprit : on vous conduit par degrés à la parfaite lumière, et vous apprenez que de clarté en clarté, comme dit saint Paul », vous devez enfin arriver au plein jour.
Ainsi la décision de l'Église est toujours courte et aisée à prononcer dans le fond ; mais il n'en est pas de même des traités des saints docteurs. Pour prononcer une décision , l'on n'a qu'à dire à l'hérétique : Que croyait-on dans l'Église , et qu'y aviezvous appris vous-même? Le fait est constant : ou va vous le déclarer plus précisément que jamais : on ira même au-devant de toutes vos équivoques. Que disent les Écritures ? Les traités des saints docteurs vous l'expliqueront plus amplement. Nous sommes ceux à qui tout profite , et même les hérésies : elles nous rendent plus attentifs, plus zélés, mieux instruits : la chose n'est pas obscure : « Nous « avons appris , dit saint Augustin^, et c'est là une « principale partie de l'instruction chrétienne ; nous « avons appris que chaque hérésie a apporté à l'É- « glise sa question particulière , contre laquelle on
' /*. vn, 9. — » n. Cor. m, 18. — ' De ion. Penev. cap. XX, n" 63; /. \,col. 861.
f. INSTRUCTION PASTORALE
« a défendu plus exactement la sainte Écriture, que « s'il ne s'était jamais élevé de pareille difficulté : » et vous craignez que les hérésies n'obscurcissent ou n'affaiblissent la foi de l'Église !
Mais, mes frères, je parle à vous; à vous, dis-je, qui faites l'objet de nos plus tendres inquiétudes dans la peine que vous avez de vous réunir avec nous : je vois ce qui vous arrête. Vous craignez que, sous ce beau nom de l'autorité de l'Église et de la foi des promesses, on ne vous pousse trop loin, et qu'on ne se niette en droit de vous faire croire tout ce qu'on voudra. O cœurs pesants et tardifs à croire non ce qui est écrit par les prophètes, mais ce qui a été promis par Jésus-Christ même, commencez par bien peser toutes ces paroles ; que veut dire ce Foilàje suis y qui rend la chose si présente? que veut dire cet amc vous, ce tous les jours, et jusqu'à la fin du monde, qui ne souffre ni fin ni interruption? Voulez-vous toujours éluder les paroles de Jésus-Christ, les plus claires , et toujours opposer le sens humain à sa puissance? Que craignez-vous donc? Quoi , de trop croire à Jésus-Ciirist; qu'il ne vous pousse trop loin, et qu'à force de croire à l'Église, à qui il promet son assistance, vous ne tombiez dans l'absurdité? Mais, au contraire , la foi de l'Église en est le remède. Lorsqu'on s'astreint à n'inventer rien , et à suivre ce qu'on a trouvé établi , on n'avance ni absurdité ni rien de nouveau. Consultez l'expérience. D'où sont venues les absurdités ? de ceux qui ont suivi la ligne de la succession , ou de ceux qui l'ont rompue ? Pour ne point ici parler des marcionites, des manichéens , des donatistes, des autres anciens hérétiques ; qui sont , dans le siècle précédent, ceux qui ont outré la puissance etl'opération de Dieu jusqu'à détruire le libre arbitre par lequel nous différons des animaux, introduire une nécessité fatale, et faire Dieu auteur du péché? Nesont-ce pas les prétendus réformateurs , comme nous l'avons montré ailleurs plus clair que le jour, et de l'aveu de vos ministres ' ? Mais qui sont ceux qui en revenant de ce blasphème sont tombés dans un excès opposé, et sont devenus semi-pélagiens? Ne sont-ce pas encore les luthériens , c'est-à-dire, de tous les hommes ceux qui ont le plus tâché d'obscurcir l'autorité de l'Église catholique? mais encore, d'où nous est venu ce prodige d'ubiquité? N'est-ce pas de la même source? et cette doctrine qui selon vous-mêmes confond les deux natures de Jésus-Christ, n'est-elle pas aujourd'hui établie dans le plus grand nombre des Églises luthériennes, sans que les autres l'improuvent en s'en séparent? C'est ce que personne n'ignore; et il ne faut pas se montrer vainement savant, en prouvant des faits constants. Si vous rejetez de bonne foi ces erreurs dans votre religion , pourquoi présenter votre communion aux luthériens qui les défendent , et participer par ce moyen à tous leurs excès ? Mais vous-mêmes considérez où vous jette votre doctrine de l'inamissibilité de la justice, et cette certitude infaillible de votre salut, qu'on vous oblige d'avoir, quelques crimes qu'on puisse commettre. On vous
• Hist. des Far. liv. xiv.
cache le plus qu'on peut ces absurdités qui rendent votre religion si visiblement insoutenable. Plilt à Dieu que vous en fussiez bien revenus : mais enfin, bien certainement elles sontreçues parmi vous ; on les y a définies de nos jours dans le synode de Dordrect, et on n'en a révoqué les décisions par aucun acte. Vous avez aussi défini dans ce synode, selon qu'il était porté dans vos catéchismes, et dans la formule d'administrer le baptême, que les enfants des fidèles naissent tous dans l'alliance et dans la grâce chrétienne '. Vous n'y avez pas décidé moins clairement que la grâce chrétienne ne se perd jamais : d'où il résulte que quand cette grâce est une fois entrée dans une famille , elle n'en sort plus; en sorte que ni les pères ni les enfants ne la peuvent perdre jusqu'à la fin du monde , si cette race dure autant. Quelle plus grande absurdité pouvait-on inventer; et à moins que d'être insensible à la vérité , peut-on demeurer un seul moment dans une religion où l'on croit de tels prodiges ?
Venons néanmoins encore à des dogmes plus populaires : n'est-il pas de pratique parmi vous, que chacun, jusqu'aux plus grossiers et aux plus ignorants , doit savoir former sa foi sur les Écritures; croire par conséquent qu'il les entend assez pour y voir tous les articles de la foi; ne céder jamais à aucune autorité de l'Église , ni à aueun de ses décrets; :îe croire obligé à les examiner tous, et à les soumettre à sa censure : c'est là sans doute ce qu'il faut croire pour être bon protestant. Mais que feront ceux qui, de bonne foi , demeureront convaincus de leur ignorance , et se sentiront incapables de rien prononcer sur des matières si hautes et si disputées ? que feront-ils , dis-je , sinon à la fin de croire bonne toute religion, et se sauver dans l'asile de l'indifférence; qui est en effet la disposition où l'expérience fait voir que vous mène votre réforme?
Ces choses sont évidentes , et les plus ignorants les peuvent entendre. Mais, ô malheur pour lequel nous ne répandrons jamais assez de larmes ! nos frères ne veulent pas nous écouter : souvent ils sont convaincus ; ils sententbienen leur conscience qu'ils n'ont rien à nous répliquer. Toute leur défense est de dire: Si nous avions nos ministres , ils sauraient bien vous répondre. Vous réclamez vos ministres , nos chers frères? Tous les jours nous vous faisons voir à quoi vos ministres vous ont engagés, même dans les décrets de vos synodes : ce sont eux qui , dans ces décrets, vous ont fait passer la réalité aux luthériens, et non-seulement la réalité qui nousestcommune avec les luthériens, mais encore l'ubiquité : et dans une autre matière aussi importante , leur doctrinedemi-pélagienne contre la grâce du Sauveur. Pressés de tels arguments, vous laissez là vos ministres et vos synodes. Que nous importe ? dites-vous , nous nous en tenonsà la seule parole de Dieu qui nous est très-claire. Vous lit-on dans l'Évangile les promesses de Jésus-Christ, où
' Cat. dim. 50, Form.'du BapUme; Syn. Dord. $e»s. cap. 17. Hist. des Far. lU). Xiv.
SUR LES PROMESSES DE L'ÉGLISE
▼(MIS n'avez rien à répondre ; vous en appelez à vos ministres , que vous veniez de rejeter. Allons plus haut. Quand il a fallu quitter l'Église , où vos pères se sont sauvés avec nous , vous n'avez pas consulté vos anciens pasteurs, quoiqu'ils eussent l'autorité de la succession apostolique : l'Écriture alors vousparaissaitclaire : vousy trouviez aisément la résolution des plus grandes difficultés : maintenant vous ne savez rien : savants pour se laisser ' entraîner à l'esprit de division et de schisme , ils n'en savent plus assez pour en revenir : on leur a seulement appris, pour toute réponse, à demander la communionsouslesdeux espèces, comme si toute la religion et toute leur prétendue réforme aboutissait à ce point.
Mais avant que de disputer sur les deux espèces, ne faudrait-il pas savoir auparavant ce qu'on vous y donne, si c'est le vrai corps et le vrai sang en substance , ou bien le corps et le sang en figure et en vertu; si on vous les donne réellement séparés ou réellement unis ; et si Jésus-Christ est entier sous diaque espèce avec tout le divin et tout l'humain qui se trouve dans sa personne. C'est de quoi on ne veut plus parler ; les catholiques sont trop forts dans cet endroit : les paroles de Jésus-Christ leur y sont trop favorables. Mais parce qu'on croit trouver quelque avantage (avantage vain, comme on va voir ) dans la communion des deux espèces , on ne veut plus parler que de cela : celte communion qui, selon Luther, au commencement qu'il s'érigea en réformateur, était une chose de néant, res nihili, est devenue le seul sujet de la dispute. « Nous la pren- « drons, disait Luther, si le concile nous la défend ; « et nous la refuserons s'il nous la commande : » tant la matière lui semblait légère et indifférente. Maintenant on veut tout réduire à ce seul point , et c'est là qu'onmet toute la religion.
Nous avons expliqué à fond cette matière dans un traité qui n'est pas long ; on n'y a pu opposer que les minuties et les chicanes que tout le monde a pu voir dans les écrits des ministres. Notre réponse est toute prête , il y a longtemps : et nous nous sentons en état (nous le disons avec confiance) , quand les sages le jugeront à propos , de pousser la démonstrationjusqu'à la dernière évidence. Aujourd'hui , pour nous renfermer dans notre sujet , nous nous contentons d'appliquer à cette matière la foi des promesses et l'autorité de l'Église. Allez, enseignez et baptisez : je suis avec vous. On dira de même : Allez , enseignez , célébrez l'eucharistie , qui doit durer à jamais comme le baptême, puisque, selon la doctrine de l'apôtre, oh y doit annoncer ta mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne '; par conséquent ^«sgrM a la fin, ainsi qu* il Ta dit lui-même du baptême. Il la faut donc trouver sans interruption également dans tous les siècles ; et l'effet de la promesse de Jésus-Christ n'a point d autre fin que celle du monde.
Vous-mêmes vous donnez pour marque de la vraie Église, avec la pureté de la parole, la droite
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administration des sacrements. Il la faut dona trouver dans tous les temps , et dans les derniers comme dans les premiers. Jésus-Christ a également sanctifié tous les siècles , quand il a dit : Je suis avec vous jusqu'à la fin, eti il ne peut y en avoir aucun où l'on ne trouve la vérité du baptême et li vérité de l'eucharistie. Voilà notre règle, et c'est Jésus-Christ lui-même qui nous l'a donnée ; il l'a lui-même appliquée à l'administration des saints sacrements : Allez , enseignez et baptisez :je suis avec vous ; recevez le baptême que vous donnera l'Église, recevez l'eucharistie qu'elle vous présentera : sans cela il n'y a point de règle certaine ; et parce que vous refusez cette règle, mes frères, je vous le dis , vous n'en avez point.
Nous en avons une autre , direz-vous, bien plus assurée, bien plus claire ; c'est , pour commencer par l'eucharistie , d'y faire ce qu'y a fait le Sauveur du monde, selon qu'il l'a ordonné, en disant: Faites ceci. Hé bien ! vous voulez donc faire tout ce qu'il a fait : être assis autour d'une table en signe de concorde et d'amitié , comme les enfanis bien-aimés du grand Père de famille; et, quand le nombre en sera trop grand , être du moins distribués par bandes et par compagnies, per contubemia ' : en sorte qu'on vous mette ensemble le plus qu'on pourra , cent à cent , cinquante a cinquante , comme les cinq mille que le Sauveur nourrit dans le désert. Vous voulez mang«r d'un même pain rompu entre vous , comme saint Paul l'insinue » , et comme Jésus-Christ l'avait pratiqué , et boire tous dans la même coupe en témoignage d'union , et pour accomplir ce qu'a prononcé Jésus-Christ : Buvez-en tous , et divisez-la entre vous, qui est un signe d'amitié, d'hospitalité , de fidèle correspondance. Vous voulez faire ce divin repas sur le soir, à la fin du jour, après le souper ^ , pour exprimer que le Fils de Dieu nous préparait son banquet à la fin des siècles et au dernier âge du monde. Vous vous moquez , direz-vous, de nous réduire à ces minuties. Dites donc que le Fils de Dieu a fait tout cela sans dessein , et qu'il n'y a pas du mystère en tout ce qu'il fait dans une action si importante et si solennelle ; ou que , pour discerner ce qu'il veut qu'on fasse, vous avez pour règle, non point sa pratique et sa parole , mais votre propre raisonnement. Est-ce là , mes frères , la règle que vous prenez pour assurer votresalut ? Venons pourtant à des choses que vous croyez plus importantes ; que dites-vous de la fraction du pain ? N'est-elle pas essentielle à la sainte cène , comme le sigae sacré du corps de Jésus-Christ rompu à la croix *? Avouez la vérité ; vous le tenez tous , et vous ne cessez d'avoir cette parole à la bouche; mais, en même temps, pourquoi tolérez-vous les luthériens, qui n'ont point cette fraction.' pourquoi , dis-je encore un coup, les tolérez-vous , non -seulement en général par votre tolérance uuiversslle envers eux , mais encore par un acte exprès où cette infrac-
' iVare^vi, 3», 40. — » I. Cor. x, I6, 17. - > I. Cor. xi, 36. — * Traité de la Comm. tout les deux es». IT. part. ck.