‹ ŒuvresChapitre 133 sur 145 · SECTION. DU NOIR ANIMAL · texte numérisé non relu

SECTION. DU NOIR ANIMAL

Dans les bocages de' la Loire-Inférieure , de la Vendée , de Maine-et-Loire et d'une partie des Deux^vres ( c'est le *pays vendéen ) ^ on emploie le noir animal a fumer les choux , les navets , les rutabaga et les betteraves.

C'est avec les choux et les racines qu'on engraisse les 47 mille bœufs qu'on vend à Cholet et à Chemillé.

Le noir animal provient des os calcinés qu'on réduit en poussière ; on l'emploie dans les raffineries à purifier le sucre ; c'est ce noir satiu*é des résidus du sucre qu'on jetait autrefois , et qui est maintenant reconnu pour le plus puissant des engrais.

11 convient a''t(Tutes les plantes ; mais il y a des sols où il ne produit aucun effet.

Le grand dépôt est à Nantes ; on le tire de tous les pays où on l'emploie à raffiner le sucre , de Marseille même.

Mais les demandes sont si multipliées qu'on le mélange, au point que les cultivateurs s'en dégoûtent.

Les mesures qu'a prises le préfet de la Loire-Inférieure contre la fraude n'ont produit aucun effet. — Car je l'ai \m ,

en 1841 , payer plus cher à Bordeaux qu'on ne le vend en Vendée (*).

Je doute que la puissance fécondante soit dans la poussière ; je crois qu'elle réside dans les matières dont elle se sature. J'engage un propriétaire à vérifier le fait, en seniant un hectolitre de noir à côté d'un hectolitre sortant de la raffinerie , et non fraudé.

Si le premier ne vaut rien , et que le dernier soit bon , un chimiste habile peut composer cet engrais , en mêlant des mélasses ou d'autres matières avec de la terre.

On rendrait im grand service à l'agriculture , et on ferait une fortune immense (**).

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