SECTION. DE L ENGRAIS JAUFFRET
Cet engrais.est destiné à jouer un rôle important dans les contrées pauvres.
Il faut le fabriquer dans tous les pays des landes , de bruyères , d'ajoncs , de genêts , de fougères , etc. — Il convient particulièrement dans les Alpes , les Pyrénées , les ^Cévennes , l'Auvergne , les Ardennes , enfin , dans toutes les montagnes.
(^) On mélange le noir animal avec de la tourbe. — On en trouve . dans là Bretagne , qui a le même grain et la même couleur! r- H y » d«s moulins , prés de ces tourbières , qui moulent la tourbe pour la fraude. "^'^
[*^) Au moment où j'écris, je trouve , dans le Journal d'agriculture pratique de M. Bixio , qu'à Nuremberg on emploie la mélasse à fumer le tabac , et que c'est un engrais puissant.
Celui qui rapporte ce fait prétend qu'un chimiste de Paris a démontré que le sucre tuait les plantes. — Cela peut être sur de certains sols. — Si je chaule une terre calcaire, la chaux tuera les plantes ; et, si je la mets sur une terre argileuse et sablonneuse , elle fera mer* veille. — Essayez la mélasse; il n'y a rien d'absolu , tout est relatif. — Mettez , comme à Nuremberg , 50 demi-kilog. de mélasse pour 45 ares , soit en l'étendant avec de l'eau ; ou plutôt en la mélangeant avec de la terre fine et séchée.
nî L'AGRICULTURE POPULAIRE.
J'ai vu , en Provence , un laboureur qui prenait son engrais dans les Alpines , et qui s'en trouvait bien.
En vérité , nous sommes des animaux d'habitude ! — Ce que nous n'avons jamai» fait ^ nous le croyons impossible. ^ — Si nous faisons un essai , on nous voit empressés , inquiets et presque troublés. — Le laboureur dont je viens de parler m'a dit que cette fabrication était si simple que le dernier de ses manœuvres faisait aussi bien que lui.