‹ ŒuvresChapitre 42 sur 145 · DES GRANDS ANES · texte numérisé non relu

DES GRANDS ANES

Té, té! Cemiquet, ditTranck , tu vas avoir nonvelles dé ta famille. Fais attention , mon garçon. ~

. On croit en France , dit maître Proust , de Courtéîl , que les beaux ânes sont en MirbalaiSv N'y en' pas' maï ; maid ânons portant charge , valant de 20 à 100 francs.

Les bons baudets mulassiers (ânes de grande espèce) sont dans Tarrondissement de Melle et dans quelques coramuneâ de celui de Niort. Ils valent de 2 à 6 mille francs , et ne rapportent farine du moulin.

Ceux qui , de 4 à 8 ans , ne se vendent que 12 à 15 cents francs , sont ânons, javassons. Ça ne fait beaux produits; mieux vaut n'en avoir pas de cette espèce.

Ainsi vous noterez , dit Franck , que les beaux ânes du Poitou sont tous chez nous , et que nous avons les plus belles oreilles de France. En voulez-vous! Venez nous trouver. Mais ça ne se paie en monnaie de singe ; vous ne les aurez pour des grimaces. Encore si vous n'êtes fins connaisseurs , n'aurez-vous pas les meilleurs. — Charité bien ordonnée commence par soi-même — Bien fou qui se coupe le cou.

DE LA BACE MULASSIÈRE. 447 .

Je ne dirai pas « continue Proust , comment il faut élever , (Urrir, soigner » loger ces animaux , ni comment est fait un 1 âue.

Je le dirai bien , moi , répond Franck ; regardez Comi-. tet. (Comiquetsc cache-, disant : le drôle me fait toujours ïS avanies , je lui tirerai les oreilles). Et Tarticle est fini.

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