‹ ŒuvresChapitre 57 sur 145 · PAYS DE MATAPAN · texte numérisé non relu

PAYS DE MATAPAN

Nous vendîmes tout ce qui venait des JPeroces au poids de l'or, et partageâmes. Rabistoc ne se sentait d'aise, il était riche à ne jamais manquer; du moins il le croyait.

Que vis-je, mes amis, dans ce pays-là t des fainéans, des ivrognes , des entêtés , des routiniers , quelques bons laboureurs , tout comme chez nous. Toujours des g^is malheureux par leur faute : partout on sait ce qu'il faut faire , on ne le fait pas.

Un matin , j'entends grand bruit. Viens me dit Rabistoc, la porte s'ouvre aujourd'hui , nous serons en joyeuse compagnie. Arrivé devant un cabaret, sur la grande place de Popaya, je vois beaucoup de jeunes gens, des hommes mariés, quelques vieux laboureurs; en tout 20 mille et plus. — Us avaient tous un petit d'argent. L'un avait vendu sa gaulée de benasse, l'autre ses bœufs, l'autre son lit, beaucoup tout ce qu'ils avaient.

Nous v'ià partis. . . Où allons-nous , demandai-je à ces gensî Tu le sauras, répondait-on. — Après trois jours de marche dans un beau chemin , nous arrivâmes à une grande muraille de 500 pieds de haut et 200 de large. Je vois une grande porte, dessus était écrit:

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