PROPRIETAIRES ET AUX CULTIVATEURS
Messieurs ,
L'utilité d'une bonne agriculture et la nécessité d'améliorer la nôtre sont des points convenus. La difficulté n'existe que dans les moyens d*amèlioraiion.
Les savans ont fait des livres et des journaux , les gouvememens ont créé des sociétés : tout cela n'a rien produit sur les masses. Il y a vingt ans que j'ai prédit ces résultats ; il y en a douze que j'ai indiqué d'autres moyens. On ne m'a pas écouté.
Alors j'ai étudié mon département ; j'ai tâché de le bien comprendre. Ce travail n'était pas de simple curiosité ; je voulais appliquer à mon pays la méthode que je publie , et pensais que la spécialité la rendrait plus intelligible.
Il me semblait aussi qu'en supprimant les détails et ne
i-,1 L'AGRiCULTUHE POPULADtE.
gardant que les masses , elle devait, sous cette forme, mi^^
convenir aux autres déparleniens.
Si , comme moi , vous êtes convaincus que , depuis un demi-siècle , on s'est trompé sur les moyens , et que le J«^couragcment a été la suite de cette erreur , il faut chaii^or de route. Car un grand peuple a un grand inti5rèt à l'anit:lioratioii de son agriculture : son existence , sa force et ses richesses en dépendent.
Un simple cultivatetu- , un homme obscur et inconnu vous présente une Méthode nouvelle. Il faut l'examiner sans prévention ; l'adopter , si elle est bonne ; l'améliorer, si elle est incomplète ; en faire une autre, si elle est défectueuse.
C'est ainsi que les arts se perfectionnent ; lisez el
. jugra.
lÉTOODE GÉNÉRALE ET NOUVELLE