‹ ŒuvresChapitre 9 sur 145 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

4 L AGRICULTURE POPLXAIRE.

au village , me dit-il.... Oui , mon camarade.... Je veux en être. ... Tu en seras , mon garçon. . . Je sais la parabole : tenez , maître Jacques , me dit-il d'im petit air cajoleur. — Qui ne sait pas bien , fait souvent mal. — Instruction est mère de fortime. — Pour nous la vie est au bout du bras ; mais il faut que la tête le conduise. — Écrire pour le laboureur , c'est faire Taumône au pauvre. — Ecrire

pour le riche c'est lui demander de l'argent Eh bien!

mon petit , nous écrirons pour le laboureur.

Vous ne connaissez pas Franck î — Oh ! le charmant enfant ! c'est joli comme un jour , gai comme un pinson , fin comme une belette , espiègle comme un petit singe , courant comme un lapin , grimpant comme un chat , parlant comme un livre.

Dam ! il est à bonne école , c'est le petit fils du père Abraham. A quel degré? Je ne sais pas. C'est de sa sœur que le bonhomme disait l'autre jour : ma fille , va dire à ta fille que la fille de sa fille a ime fille , dont la fille crie. — Ça va virer loin , j'imagine; calculez, si vous pouvez.

Il a sept ans et demi , pas davantage ; je vous l'assure , (c'est moi qui suis son parrain). — Il chiffre , écrit et lit comme Martinet , le régent. Il a mis sur un cahier les paraboles de son grand père , et les sait par cœur. — Il fait lui-même des proverbes qu'il vend au village pour des pommes ; je lui en ai acheté souvent.

Le grand jour est arrivé ( le deuxième dimanche de mai , comme chacim sait). — Que de monde , mes amis , que de monde ! Je n'en ai jamais tant va aux foires de Niort et Fontenay , Champdeniers et Saint-Romans. — Ma foi ! il y a du peuple sur la terre ; il faut de la culture pour nourrir tout ça. — II y a bien de quoi manger ; boulangers , fouassicrs , marchands de triballée et d'anguillettes , rien ne

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