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METHODE NOUVELLE ET GENERALE

\ïouT payer vos livres , en distribuer gratuitement , encou- Rigcr les instituteurs et les élin'es) , votre système d'amélioration sera complet (*).

La contribution totale sera de deux centimes et demi , ou 6 deniers par hectare. La ferme moyenne de 45 hectares , ou 300 boisselées , paiera 22 sous 6 deniers par an.

Peut-il exister un impôt plus minime et qui soit plus profitable ?

Depuis 50 années , la science a fait des progrès immenses. Les instrumens qui diminuent le travail , Tintro-

(*; Tous les centimes facultatifs produisent chez nous 421 ,240 francs. Us sont employés aux dépenses d'utilité générale.

Employer, sur cette somme, 45,000 francs à l'amélioration de l'agriculture et à l'instruction du cultivateur , c'est assurément ce que Ton ])Out fuire de mieux.

Ceux qui connaissent un peu l'économie politique , et qui ont seulement feuilleté les œuvres de Simth , de Say et d'Artbur Yunck , diront qu'on ne peut faire un placement plus utile et plus productif.

11 y a 3 à 4 ans que le conseil général décida qu'on constniirait , à Niort , deux maisons , Tune pour le préfet et l'autre pour le tribunal : elles coûteront 4*5 mille francs. Cette dé])ense a été votée en cinq minutes et sans contradiction ; mais quand il s'est agi de la trentième (lartie de cette somme pour l'agriculture et les cultivateurs , on a rejeté de suite et sans examen.

Ce n'est pas un reproche que je fais... Pourquoi donc ce parallèle ?.. C'est que tout le monde comprend ce que c'est qu'une maison , et que fort peu conçoivent la puissance de l'instruction sur l'homme et l'influence d'un bon cours de culture sur les produits du sol. Voilà pourquoi Ton vote ici pour , et là contre.

Faisons nos livres et vous saurez bientôt la différence qui existe entre une bonne agriculture qui produit toujours et une maison qui dépérit sans cesse. Mais il faut bien des maisons pour se loger. — Sans doute , et une bonne agriculture , pour se nourrir.

Si nous , cultivateurs , sommes assez concilians pour vous passer un demi-million pour deux baraques , de quel droit refuserez-vous quinze mille francs pour notre instruction et l'améliora lion de l'agriculture ?

Est-ce uniquement pour maçonner que la confiance publique vous a placés à la tête d'une population de 280 mille âmes, toute agricole , et d'un |)elit État de 600 mille hectares mal cultivés?

Si la loi départementale ne changeait pas ce système , je n'en donnerais pas deux oboles.

duction des prairies qui augmentent la masse des engrais , l'emploi des amendemens , la multiplicité des cultures , la succession des récoltes diverses , tout cela a doublé les produits dans les pays bien cultivés.

Pourquoi se clouer aux habitudes du moyen-âge , et relater stationnaire , quand tout se meut autour de vous!...

Ne pensez-vous pas que vous pouvez , dans quinze années , augmenter successivemont vos produits de 50 sous par hectare , ou de 7 sous 6 deniers par boisselée de 15 ares ou de 400 toises carrées î . . . Cela ferait alors un bénéfice annuel de 1,500,000 francs.

Ces quinze cent mille francs , dans une autre période de 15 années, augmenteraient, avec les intérêts composes, votre capital agricole et vos richesses , de 34 millions. Ne vous récriez point: je suis au-dessous de la vérité, vous allez en convenir.

Prenez encore , pour exemple , cette ferme de moyenne grandeur , contenant 45 hectares ou 300 boisselées de 15 ares ou de 400 toises l'ime. A 50 sous par hectare , le produit augmenterait de 112 fr. 50 centimes.

Cette fenne n'aura-t-elle pas en plus 4 à 5 hectares de prairies et sept à huit pièces de bétail? ne cultivera-t-elle pas des plantes oléagineuses , puisque nous manquons d'huile et que nous en tirons du Nord? Elle récoltera aussi plus de blé , plus de pommes de terre ; elle vendra des graines pour les prairies Tout cela n'est pas au-dessus d'une agriculture fort médiocre.

Dites-moi maintenant si les 112 francs ne sont pas assurés , ou plutôt si vous ne les portez pas au triple et au quintuple , sur une grande partie du sol ?

Mais alors quelles masses énormes de richesses vous laissez enfouies ! Pour vous en donner une idée , comparons

notre dt^partemem à otitm Jïl 3î^jcd. oà Tagriculture est

perfectionnée.

Dnur-Serrrs. Elenâw. i»(if>.IHil> teeim». popolatioo , 180,000 àmod. Yord. Etendu . SM' HM- ftoctira» . popolation , 900,000 àmcn.

Le départemeLn (h: X-«d ré^wlte quatre fois autant (If grain que le n^'tre, « -:Î3'j fois plus de pommes de terrf. Ses chan\Tes ei 5<-s Hes alimratent de nombreuses mann* facture-s, et le prodml de ses huiles est évalué à sci».* rfiillions. 11 possède 42S moulins à vent ou à eau uni/ïii//jy»^T.t eniployi'*s à lextraetion de l'huile.

Le sol vaut mieux , direz-vous , dans quelrjtir:5i psm»^ . je l'accorde. Mais ragriculture y est meill^/urrr #4 ',f„ ^ tout.

Je vous rappellerai encore ce vieux pr//v^f>: <*•- "* aïeux, que vous répétez sans le compreT;dr'r T'-»»'/ </• l'homme, tant vaut la terre. Il faut Afnif: ^ft-Z^r*:* .■ hmnmes pour améliorer la terre ; instnjire W •-;/.-;vf>r pour perfectionner l'agriculture. OmMMhtx ^% .raj.',. '. vous, si ce n'est par les moyens que \izA:fy^^ valent rien: c'est possible; mais il^s ^x^^. ju^nv qui existe (*).

(') On ma fait mille objectioDs : xk^s^jf, « Mais il en est de si générales qn il i» £aisc ^jf» la «u</

^ La politique occupe tou» le» e*(^nat ^vtr^i^^ • im?^ *^^,. turc?

Parce qu on ne vil pas de pUrti^u» > i^ ^^ -!*>y*w^ ^,,, h peni^ée de ce roi qui , f^u^-éC/« <4ii£ ;^ «^ ^ ^^^, ^-wi. : aux politiquei deme$ÉUU» ikmmmt y» ?««: m<«^' »* •'^ v >»^ rarement ce ne serait pai 4^ ;«r.** ;^vu

Mais \ous ne roukfex p» *v-T#fli*-ti^ii <>•«. ^ *<*.*i* ^. u prit pas:^«iai:-«iijeiit 'fui vi»/r « m «n»*.. *,, i » >#^^* v ... que rien ne [leut k l;x.*4' v/iyvim nu.:«rK^i ^ ^. m^.,., ,/ A la chute du Ba^-£-a;*:«^, * «^ .^ir^ > .^,^ ^ ,^ . ^, ^' putes, où WnW}*!»*-ç.TB^aM-ii ynf .« k«/ . , ^^. . . tandis que ]>LXi»m «^vmr ;ikr -^ii^. ,« «.»^v**^ ^ i, -,^.,

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