‹ ŒuvresChapitre 26 sur 47 · EGLOGUE I I · texte numérisé non relu

EGLOGUE I I

Sans toi , qui chanterait les nymphes de nos plaines , Et les ombrages verts qui couvrent ces fontaines ? Ou qui revêtirait, dans des vers enchanteurs, Et les prés de gazons , et les gazons de fleurs ' ?

Des cygnes de ces bords les chants mélodieux Porteront, ô Varusl votre nom jusqu'aux cieux. Faible oison des marais , mes cris se font entendre Parmi les doux accens des oiseaux du Méandre.

Revenez , revenez , aimable Galatée ;

Quel charme sous les eaux vous retient si long-temps!

La nature renaît, et les fleurs du printemps

Ont parfumé les bords de cette onde argentée.

De ce haut peuplier les feuillages épais

Couronnent cette grotte aux nymphes consacrée ;

Les pampres enlacés qui tapissent l'entrée,

i M. DidoL s'est servi de ces deux jolis vers ;

Qui pourrait, romme (ni , dans d«$ vrrs enchaoteurs , Couvrir les ♦•aux H'omhrage el la terre He fleurs ""

En redoublent encore et l'ombrage et le frais : Revenez près de nous dans ces rians bocages , Laissez les flots mugir et battre les rivages.

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