‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 13 sur 14 · DU PROLOGUE · texte numérisé non relu

DU PROLOGUE

qa'opposé à celni-ci, en peignant celui qui, pendant sa vie, illustra Athènes, et qui, par sa mort, éternisa la honte de cette ville. Grand fléau des sophllstes, il amena du ciel icibas et plaça sur le trône de ces usurpateurs la vraie sagesse. Philosophe en toutes choses, excepté en prétentions, il enseigna ce qu'ils négligeoient, le sens commun. Ils étoient formés pour gouverner le pesant Lycée, lui pour instruire Funivers ; Athènes tout entière étoit son école.

« L'honnête marchand , le léger petit-maître^ de grands seigneurs, de beaux esprits, bien plus grands encore à leurs propres yeux, devenoient sages avec lui, ne sachant pas qu'ils étoient endoctrinés. Il parloit comme eux, quoiqu'il ne pensât pas de la même manière; il ne plenroit, ni ne rioit de l'état perverti de l'homme. 11 laissoit les larmes aux femmes, et le rire aux imbéciles. Voyez-le avec des sor phistes renommés pour^eur opiniâtreté dans la dispute, ou couronné de roses à un fiestin joyeux ; insulté par une femme

In him who Uring gave to Alhens famé ,

And , By his death , immortaUsed her shame.

Grcat scoarge of sophisu ! he from heaven brought dotm ,

And placcd trae wisdom on th' usurper'» tkrone :

Philosopher in ail things , bat pretence ,

He taught what they neglected^ common sensé.

They o*er the stilf Lyceum form'd lo ru)e;.

He o'er mankind ; ail Athens was his school.

The sober tradesman» and smart peiife-maStre, Great lords, and witt, in their own eyes sdll greater, VViih him grew wise ; unknowing they were tanght, He spoke like them, though not like them he thooght. Nor wept, nor laugh'd, at man's penrerted state ; Bat left to women this, to idiots that.

View him with sophists, famed for 6erce contest, Or/vown'd with roses at the jovial feast; Insalted by a peevish, noisy wife, Or at the bar foredoom'd to lose his lif e ; What moTÎng words flow from his artless tongncp Sablime with ease, with condcf eension strong !

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