IMITATION DE SAPHO
Heureux celui qui près de toi soupire ; Qui sur lui seul attire ces beaux yeux , Ce doux accent et ce tendre sourire !
Il est égal aux dieux.
De veine en veine , une subtile flamme Court dans mon sein, sitôt que je te vois ; Et, dans le trouble où s'égare mon ame, Je demeure sans voix.
Je n entends plus ; un voile est sur ma vue ; Je rêve, et tombe en de douces langueurs ; Et sans haleine, interdite, éperdue.
Je tremble , j e me meurs .
* Ces vers furent composés à la sollicitation de M. Fabbé Barthélémy, qui pria Fauteur de suivre, dans cette traduction, la mesure des vers saphiques. — Voyez le Foyage dAnacharsis y chap. m, et la note 1 1.